Queen of Rock'n'Roll, au Cirque Royal!

Queen of Rock n Roll, au Cirque Royal !
Queen of Rock n Roll, au Cirque Royal ! - © Droits réservés

Le Cover Band "One Night of Queen" a fait bouillir la salle bruxelloise dans un show survitaminé!

De Bowie en janvier à George Michael à Noêl, 2016 a donc vu disparaitre bien trop de "légendes" de la musique. Des artistes qui vivront à jamais dans nos discothèques et nos souvenirs de scène. Mais dont l’œuvre se perpétuera aussi à travers ce que d’autres artistes en feront en hommages, imitations, re-créations, etc. Par exemple, la comédie musicale "Lazarus" redonne déjà vie à la trajectoire de Bowie de façon très remarquée.

Freddie l’éternel

2016 marquait aussi les 25 ans de la disparition de Freddie Mercury, chanteur ultra charismatique du groupe Queen. Un groupe dont la mémoire reste très vivace dans le cœur des fans et qui est peut-être plus vivant que jamais.

D’abord parce que les membres survivants ont, une nouvelle fois, repris la route en confiant au formidable Adam Lambert la lourde tâche de remplacer Mercury… sans trop lui ressembler. Cela donna lieu à un show mémorable au Palais 12 en juin dernier! Ensuite parce que de nombreux  cover bands de Queen existent. Et celui formé depuis 15 ans par Garry Mullen & the Works nous a donné une sacrée claque ce mardi soir!

Là où Adam Lambert devait à tout prix assumer sa différence et en faire une force au risque de friser le ridicule aux côtés des "vrais" Bryan May, Roger Taylor et John Deacon, Garry Mullen peut, lui, s’adonner au plaisir jouissif du jeu des sept erreurs. Etre Freddie sans l’être vraiment, pousser à fond l’excentricité en maniant des "symboles" partagés par les fans venus reprendre une bonne rasade de tubes et de nostalgie.

Mimétique mais pas trop

Cela nous fait parfois penser aux génialissimes Québécois de Musical Box, qui reproduisent avec une méticulosité obsessionnelle les spectacles de Genesis (période Peter Gabriel, années 70), mais ce n’est pas tout à fait la même approche. On est ici dans un espace-temps particulier, où tout le monde adhère à ce mélange de mimétisme et de liberté. Gary Mullen est incroyablement convaincant en Freddie complètement excentrique. Il harangue la foule, se moque des retardataires, vient chanter sur un siège, bouge dans tous les sens, au point d’avoir bien besoin d’un petit entracte!

Les tubes s’enchainent dans des versions très rock, parfois un peu bruyantes. La balance manque parfois de nuances mais quelle énergie, quelle joie d’être sur scène!

Et la voix? Test réussi haut la main, à condition d’accepter les règles du jeu: ce n’est pas Mercury! Quand la note est trop haute, il trouve un subterfuge. Sur le chorus de "Bohemian Rhapsody", ils quittent tous la scène, attitude la plus honnête qui soit.

Tous les amateurs de Queen devraient découvrir cet hommage à la fois humble et tellement vivant! Chaque spectateur aura ses moments préférés. Pour nous, c’était la magie énergétique de "Don’t stop me now" ainsi que les quelques moments plus calmes et sensibles. Comme le très réussi "Love of my life" en version épurée. Sans parler de "Somebody to love", sur lequel planera à jamais l’aura et la voix George Michael. Foutu 2016, va!

 

François Colinet