Francofolies de Spa: au 2e jour, l'orage s'annonce...

Marvin Jouno, Sirius Plan et Boulevard des Airs, sont les premiers gros coups de cœur en ce mercredi orageux.

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Marvin Jouno © Gilles Charlier

Un peu avant 15h, discussion fortuite avec deux confrères au sortir d'un set en plein soleil. Conclusion unanime: Marvin Jouno est la première grande claque de ces Francos ! La nouvelle génération est un peu morne? Elle ne veut chanter qu'en anglais? Le jeune homme nous envoie plein d'espoir! Assumant pleinement ses références années 80 imbibées aux synthés, il balance une pop francophone délicieusement écrite. On pense immédiatement aux premiers disques de Biolay (Courez (re)découvrir "Rose Kennedy" et "Négatif") et à Étienne Daho, dont il reprend "Le grand sommeil" sur son premier disque. C'est beau, ciselé avec une merveilleuse  touche funky en final sur "Love letter". Son album "Intérieur nuit" est un bijou accompagné d'un long métrage tourné en Géorgie ! Un mec à suivre, assurément!

Coup de tonnerre, Mustii et Boulevard des Airs!

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Boulevard des Airs © François Bosmans

Remarqué lors de la fête à Kid Noize l'an dernier, voilà ce jeune homme de retour avec ses propres compos devant une foule immense pour 16h. C'est bien simple, on n'a pas vu grand chose ! Mais on a profité à fond de sa voix d'ange (il y a du Ozark Henry en lui) et de ses beats electros. Chez Mustii aussi, il y a des beaux restes des années 80. Et surtout un potentiel énorme pour devenir une star demain...

Après un apéro au son des jolies mélodies folks de Bastian Baker (C'est très "Mainstream" mais on l'aime bien et cela correspond parfaitement à ce festival familial), le concert de Boulevard des Airs fut un bonheur intégral! On a déjà écrit à quel point ce combo de fêtards nous transporte. Entre rock, cuivres et flamenco, la recette est imparable et le plaisir immense ! Au point d'être plusieurs fois rappelés par un public déchaîné. Un très grand groupe de scène à ne pas manquer le 21 octobre au Festival des Libertés, à Bruxelles !

Obispo en tenue de gala

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Pascal Obispo © Julie Peters

Le magnifique trio Sirius Plan et son folk/blues biberonné à l'Alabama a ravi les premiers spectateurs de la scène Rapsat. A la fois énergiques et charmeuses, elle ont touché en plein notre petit cœur. Celui-là même qui attendait de pied ferme Obispo, tant aimé jadis. Dans son complet bleu, il se la joue ambassadeur ému devant un orchestre symphonique impressionnant. L'écrin des chansons est magnifique et donne du poids aux textes. Mention spéciales pour "Chanter" et "L'envie d'aimer", à donner le frisson! Mais il y a un problème de lieu. Le spectacle est trop calme et introspectif pour cette immense place, pas entièrement remplie. il doit se savourer assis, dans une salle confortable qui permettent de percevoir les nuances de l'orchestre. Or, les va-et-vient incessants pour aller chercher des bières rendent ce recueillement impossible. Il faudra donc attendre le 15 décembre à Forest National pour avoir ce plaisir.

Dernières notes feutrées devant Stéphanie Blanchoud et son trio de musiciens talentueux. Jeff Assy (basse/violoncelle) Frederic Malempré (batterie/percus) et un troisième larron dont on n'a pas retenu le nom (sorry!) offrent une très jolie enveloppe musicale à la belle voix de Stéphanie. On aurait aimé qu'elle se lâche un peu plus, mais c'est séduisant. Elle montre ainsi l'étendue de ses talents après nous avoir bluffé sous les traits de Chloé dans l'excellente série belge "Ennemi public". On lui souhaite "Tout le bonheur du monde..."

 

François Colinet