La semaine cinéma de Cathy Immelen avec Ready Player One, Le rire de ma mère, La Finale et Bitter Flowers

Bitter Flower de Olivier Meys
Bitter Flower de Olivier Meys - © Cineart

Une semaine cinéma riche en émotions et en frissons. 

Ready Player One

Il y a deux mois Steven Spielberg sortait "Pentagon Papers" avec Tom Hanks et Meryl Streep et voici qu'il fait le grand écart avec "Ready Player One", un film de science-fiction très ambitieux adapté d’un best-seller américain. Il nous immerge dans un univers virtuel, une sorte de jeu vidéo géant, rempli d’hommages et de références à la culture geek et aux années 80. On traverse des décors de films connus, on rencontre des personnages marquants des 80’s, y a les musiques pop incontournables de l’époque..  tout cela sous la direction du magicien n°1 du cinéma des ces années-là. Du pur bonheur nostalgique.

"Ready Player One" est le film familial par excellence : les plus jeunes seront fascinés par l'esthétique immersive de la réalité virtuelle et des jeux vidéo tandis que les parents vont adorer jouer à retrouver toutes les références culturelles de leur enfance ! Un spectacle ébouriffant qui se démarque totalement de tous les blockbusters actuels.

Le rire de ma mêre

"Le rire de ma mère", voilà un titre délicat pour un film qui l’est tout autant. C’est une chronique familiale douce-amère centrée sur la vie d’Adrien, un pré-ado timide et mélancolique, qui vit en garde alternée entre son papa et sa nouvelle belle-mère, et sa maman, en pleine rechute d’un cancer. Grande finesse d’écriture pour nous dépeindre le point de vue de l’enfant sur le divorce et la maladie, chaque personnage a une belle épaisseur psychologique et surtout, on évite le mélo larmoyant.

 

La finale

Dans le même registre du joli film français qui allie humour et émotion sur le sujet délicat de la maladie : "La finale". Thierry Lhermitte y est épatant dans le rôle d’un papy qui perd ses tartines, il forme un super duo avec l’irrésistible Rayane Bensetti. On passe littéralement du rire aux larmes avec ce film très touchant, qui dédramatise la maladie d’Alzheimer. La réalisation n’est parfois pas plus inspirée que celle d’un téléfilm mais dans l’ensemble, c’est un moment très plaisant à voir en famille !

Bitter Flowers

Mon coup de cœur de la semaine. Ce premier film très réussi est signé par notre compatriote Olivier Meys. Il s'intéresse au phénomène de ces jeunes femmes chinoises qui débarquent en France pour devenir nounous et qui n'ont finalement hélas d'autre choix que se prostituer pour ramener de l'argent à leur famille.

Pour un premier film, Olivier Meys fait très fort autant dans ses partis pris de mise en scène que dans le choix de son sujet : la mondialisation et ses ravages, l’immigration économique, le sens du devoir et du sacrifice au féminin, autant de grands thèmes de société essentiels qui sont évoqués mais racontés à hauteur d’homme… ou de femme… Et toujours avec bienveillance.