La semaine cinéma de Cathy Immelen, avec Peter et Elliott le dragon, Nerve et la Fille Inconnue

Peter et Elliott le dragon
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Peter et Elliott le dragon - © Disney

Une semaine un peu calme, avec des bons films mais dans l’absolu, il y a vraiment très peu de nouveautés.

En tout cas, si vous ne deviez voir qu’un film cette semaine : ne loupez pas le dernier Disney qui est un aller-simple pour les sensations de notre enfance ! Cela fait quelques années que la maison Mickey remet ses grands classiques au goût du jour, après "Alice au Pays des merveilles", "Cendrillon", le "Livre de la Jungle", et avant "La Belle et la Bête", "Dumbo" et le "Roi Lion" : voici donc la version 2016 de "Peter et Elliot le dragon". La comédie musicale de la fin des années 70 qui mélangeait prises de vue classiques avec des vrais acteurs et du dessin animé, s’offre un remake hyper réussi, un condensé du pure nostalgie.

Énorme coup de cœur pour ce que l’on peut considérer plus comme une réinterprétation d’un conte qu’un banal remake. Il y a du cœur, de la profondeur et beaucoup d’émotion dans ce petit bijou de simplicité et de tendresse. J’accorderai une mention spéciale pour l’atmosphère écolo-forestière qui nous donne juste envie de sauter dans un pick-up à la découverte des grands espaces américains. Les plus petits vont craquer pour les personnages si attachants et les grands auront, eux, littéralement l’impression de retomber en enfance !

Et petit conseil : préparez vos mouchoirs !

La Fille Inconnue

Côté du cinéma belge, l’événement, c’est bien sûr la sortie du nouveau film des frères Dardenne : "La Fille Inconnue".

C’est l’histoire d’une jeune docteur qui culpabilise de ne pas avoir ouvert la porte à une patiente que l’on retrouvera morte le lendemain… Pour la première fois, voici un Dardenne en mode enquête... Un film dans lequel brille, une nouvelle fois, la vibrante actrice française Adèle Haenel.

"La Fille Inconnue", c’est le 10ème long métrage des frères Dardenne, qui a été accueilli tièdement cette année au festival de Cannes. Il faut bien dire que même si leur mise en scène est toujours aussi forte, leur direction d’acteur si juste et le contenu social très pertinent, on les sent moins à l’aise avec l’aspect "enquête" de leur scénario. Soyons clairs, ce n’est pas leur meilleur film malgré une réflexion fine sur la notion de culpabilité et une étude du milieu médical sonnant très juste.

Nerve

Un dernier film pour la route, avec un thriller technologique vachement bien ficelé qui s’intitule : "Nerve". Il caricature ces geeks un peu pathétiques, qui scrutent le moindre like et follow sur les réseaux sociaux, un film qui nous aussi met en garde sur les grands dangers d’internet : le diable virtuel 2.0 !

"Nerve", dans ce film, c’est le nom d’un jeu en ligne, un genre de "cap’ ou pas cap’ ". Vous pouvez choisir de regarder ou de jouer et si vous jouez, vous devez accomplir toute une série de paris en vous filmant. Au début, c’est facile et rigolo bien sûr mais ça devient évidemment de plus en plus dangereux…. et vicieux !

Avec son look néons années 80 - assez copié sur "Drive", il faut bien le dire - et son scénario en mode teen-movie bien américain, "Nerve" devrait particulièrement plaire aux ados.  Ça tourne un peu en "Hunger Games" virtuel sur la fin mais le propos hyper contemporain est très pertinent. C’est nerveux et pop, en un mot : efficace !

 

Une vie contre l'oubli

Et deux documentaires pour terminer : avec d'abord "Une vie contre l’oubli" de Kita Bauchet.

C'est un film qui s’intéresse au travail et à la personnalité d’André Dartevelle, un tout grand monsieur de la RTBF : historien et philosophe de formation, il a marqué les spectateurs belge par un engagement sans faille qui transpire dans les quelques 150 documentaires et reportages qu’il a réalisés. Mettre en lumière les grands combats sociaux et enjeux de notre monde, donner la parole aux opprimés, inventer des nouveaux codes télévisuels avec la création notamment de 9 millions ou de Strip tease…. Grâce au film "Une vie contre l’oubli", vous pourrez vous replonger dans la carrière et la vision d’un grand humaniste.

 

Le Potager de mon grand-père

Et enfin, "Le Potager de mon grand-père" de Martin Esposito est une bucolique balade au cœur de nos racines…. A travers les 4 saisons de la vie d’un potager, Martin replonge dans les souvenirs de son papy, l’occasion d’un rappel bien salutaire de l’importance de notre rapport à la terre et à tout ce qu’elle a de beau à nous offrir, une ode à l’écologie sur le mode de l’intimité. Une sorte de "Jardins et Loisirs" en mode contemplatif.