La semaine cinéma de Cathy Immelen avec Pentagon Papers, Patser et la Surface de réparation

Pentagon Papers
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Pentagon Papers - © DR

Difficile de faire un choix en ce mois de janvier parmi les nouveautés cinéma, c’est la période la plus chargée de l’année en nouveaux films, voici une sélection des films qu'il ne faut absolument pas manquer.

Pentagon Papers

On commence avec un trio royal : Steven Spielberg, Tom Hanks et Meryl Streep pour le film "Pentagon Papers". Un véritable plaidoyer pour la liberté de la presse, qui revient sur un scandale qui date de 1971. Une vaste fuite de documents secrets défense liés à la guerre du Vietnam éclabousse alors la classe politique américaine. Le journal The Washington Post va prendre des risques, contrer les politiciens et leurs menaces pour faire éclater la vérité. 

"Pentagon papers", c'est un suspens politique de la plus haute pertinence ! C’est une histoire qui a pourtant déjà presque 50 ans, mais qui nous éclaire sur l’état actuel de la presse. A l’heure de la désinformation, des fake news, des connivences entre hommes politiques et journalistes, ce film nous rappelle l’importance du rôle de contre-pouvoir des médias. Un film qui dénonce aussi la culture du mensonge à la Maison Blanche : on va dire que ça tombe assez bien ! 

Patser

Plus près de chez nous, et dans un genre moins classique, voici un film belge, qui ne ressemble à aucun film de toute l’histoire du cinéma belge : "Patser". C’est le nouveau bébé du duo de cinéastes qui nous avait déjà bien scotché avec "Black" : Adil El Arbi et Bilall Fallah. 

Et un patser en flamand c’est quoi ? c'est un frimeur, un mec qui se la pète : un dikkenek comme on dirait à Bruxelles. Et nos "Patser" sur grands écrans, ce sont quatre jeunes potes de la banlieue d’Anvers, quatre petits délinquants beaucoup trop ambitieux, entraînés dans une spirale de criminalité et de violence. 

Adil et Bilall, les plus hollywoodiens des cinéastes flamands nous en mettent encore une fois plein la vue avec leurs images hyper léchées et leur montage frénétique. C’est totalement ébouriffant, impossible de dire que c’est un film belge. 

Après cela, je ne souscris pas à la déferlante de violence, filmée avec complaisance, ni aux clichés sur les jeunes des cités et encore moins à l’absence de contrepoint moral. Je pense, également, que le public cible de ce film a aussi, clairement, 15 ans de moins de moi…

La surface de réparation

Alors voici un film qui, a priori, n’avait rien pour m’attirer. "La surface de réparation" se déroule dans le milieu du foot, avec le comédien Franck Gastambide dans son premier rôle dramatique. Et franchement, sachant que c’est le réalisateur de "Pattaya" et des "Kaïra", je ne misais pas énormément sur sa prestation. Vilaine que j’étais : c’est mon gros coup de cœur de la semaine ! On n’est pas obligé d’être amateur de foot pour être intéressé ou ému par cette histoire. 

C’est un film mélancolique en fait, sur un mec qui passe à côté d’une carrière de footballeur et à côté de sa vie dans l’absolu … Gastambide m’a profondément touchée avec son jeu tout en retenue. Il y a carrément du James Gray dans la finesse d’écriture et la classe de la mise en scène. C’est un film qui sort un peu de nulle part, mais surtout la magnifique surprise du moment !