La semaine cinéma de Cathy Immelen avec "Ôtez-moi d'un doute", "Ça" et "Barbara"

François Damiens & Cécile de France
François Damiens & Cécile de France - © Unifrance / Karé Productions

Démarrons cette semaine avec LA comédie de la rentrée : "Ôtez-moi d’un doute" avec Cécile de France et François Damiens. Un duo inédit au cinéma pour une histoire à la fois audacieuse, tendre et surtout très drôle !

Damiens incarne un quadra qui recherche l’identité de son vrai père. Après une enquête, il se rend compte que le monsieur en question est aussi le papa de Cécile de France, avec qui il voulait justement démarrer une relation… et pas une relation frère / sœur, si vous voyez ce que je veux dire !

Vous l’aurez compris, l’humour du film est totalement politiquement incorrect, il joue avec le malaise et l’absurde et c’est un régal. Il arrive même à être très touchant quand il évoque la notion de paternité. Pour moi, c’est la comédie de la rentrée !

Ça

Stephen King à l’honneur, il y a également de l’horreur cette semaine. Après l’adaptation de "La Tour Sombre" cet été, voici maintenant le retour de "Ça" ! Le clown grippe-sou et son étrange visage, qui ont peut-être accompagné vos cauchemars d’enfance… Ce roman de plus de 1000 pages avait déjà été porté en téléfilm il y a près de trente ans. En voici aujourd’hui une adaptation cinématographique hyper attendue !

Très malin cette nouvelle version de "Ça" : l’histoire a été transposée dans les années 80 et entre dans la lignée de "Stand by Me" ou de la série TV "Stranger Things". Très malin, parce que l’époque correspond à celle de la sortie du bouquin et donc, les trentenaires qui ont dévoré le livre vont encore plus kiffer cette version ciné qui surfe sur la vague de la nostalgie des 80’s.

Sinon, ça ne fait pas encore trop trop peur. Je n’ai ni crié ni caché mes yeux !

Barbara

Le dernier film de la semaine est consacré à Barbara. C’est signé Mathieu Amalric et il y a Jeanne Balibar en tête d’affiche. Mais attention, vous n’en apprendrez pas forcément plus sur la dame en noir puisque le film n’est absolument pas un biopic classique : Jeanne Balibar y incarne une actrice qui joue Barbara dans un film… Mise en abîme et jeux de miroir…

Certes, je n’ai pas appris grand-chose sur Barbara, mais ce film poème impressionniste m’a énormément donné envie d’écouter ses chansons ! J’aime beaucoup l’originalité de cette démarche artistique qui fonctionne par allusions, par sensations. Plutôt que de faire une biographie classique comme celle sur Dalida ou Claude François, ici le résultat est très envoutant, charmant, même s’il est plutôt intello. À réserver à un public pointu ou très ouvert d’esprit !