La semaine cinéma de Cathy Immelen avec La La Land, le film à ne pas manquer !

Cette semaine, c’est la sortie du film dont tout le monde parle, La La Land ! Et on ferait mieux de dire, ce petit chef d’œuvre qu’est La La Land, LA comédie musicale qui a tout raflé aux Golden Globes, le film que vous devez TOUS allez voir…. Obligé !

Je vous rappelle que c’est réalisé par ce petit génie de Damien Chazelle. Il avait déjà mis la barre très haut avec son " Whiplash " sorti il y a 3 ans. Avec La La Land, il atteint des sommets : c’est le genre de films où quand on sort de la salle, on a qu’une envie : le revoir immédiatement, se replonger dans cet univers magique qui vous emporte et vous met le sourire jusqu’aux deux oreilles. C’est un régal : une histoire d’amour simple mais pas légère, une mise en scène extraordinaire, un cri d’amour pour l’âge d’or hollywoodien, des chansons que vous aurez envie d’écouter en boucle. L’essence même d’un vrai beau spectacle de cinéma qui plaira à toutes les générations, cinéphiles ou pas…

Je ne vois pas comment on pourrait ne pas tomber amoureux de ce film ! Ni de ses deux acteurs qui sont à tomber par terre : Ryan Gosling et Emma Stone. Vraiment, il ne faut pas passer à côté.

Manchester by the sea

Un autre film primé aux Golden Globes sort cette semaine, et lui aussi vaut largement le déplacement : c’est le poignant "Manchester by the sea", un bijou de sensibilité et de pudeur qui a permis à Casey Affleck d’être, en effet, sacré meilleur acteur dans un drame. Il va vous déchirer le cœur avec son interprétation à fleur de peau. Il incarne Lee, un homme meurtri par une tragédie familiale. Il a fui sa ville natale et ses douloureux souvenirs, mais quand son frère décède et lui laisse la garde de son fils, Lee doit revenir à Manchester by the sea et y affronter son passé.

Voici un mélodrame puissant mais mélodrame dans le noble sens du terme, on n’est pas du tout dans du pathos tire-larmes facile. Toute l’émotion est dans le sous-texte, dans les non-dits, dans les relations si nuancées, justes et réalistes entre les protagonistes. Le scénario prend le temps de nous distiller tout doucement la douleur de vivre du personnage de Casey Affleck : avec son jeu sec et intériorisé, il est absolument bouleversant.

Angle mort

Retour gagnant pour Nabil Ben Yadir, le réalisateur des "Barons" avec "Angle mort", "Dode Hoek" pour le titre en flamand. Un film belge tourné entre Charleroi et Anvers mais efficace comme un thriller anglo-saxon. Le personnage principal est un commissaire anversois dont les méthodes ultra “viriles” feraient passer Alain Delon et Michel Sardou pour des militants des droits de l’homme. Il a décidé de se lancer en politique, dans un parti qui lui va comme un gant, à l’extrême de la droite. Mais son passé trouble va lui revenir en pleine face !

"Angle mort", pour moi, c’est un vrai film belge : on y parle français, flamand, il y a de l’accent de Charleroi, du sous texte politique aussi sur l’extrémisme de certains de nos voisins du Nord… mais surtout, la mise en image est super ambitieuse, pas une seule baisse de rythme, c’est un thriller, sec, nerveux, avec des scènes coup de poing et des acteurs parfaits.