La semaine cinéma de Cathy Immelen avec A l'ombre d'Emily et La prophétie de l'horloge

Un thriller est l’un de mes coups de cœur de la rentrée, un film aussi tordu que drôle : "L’ombre d’Emily", "A simple favor" pour le titre original.

L'ombre d'Emily

Deux jeunes actrices hollywoodiennes en tête d’affiche, Blake Lively, l’ex-Gossip Girl, beaucoup trop rare au cinéma, face à la "girl next door" la plus populaire du moment : Anna Kendrick. En plus d’un casting très excitant, on retrouve un réalisateur inattendu dans le registre, Paul Feig, plutôt connu pour ses comédies potaches, puisque le film culte "Bridesmaid", c’est lui ! Anna Kendrick joue une mère célibataire un peu coincée, Blake Lively, une maman bien plus rock and roll.... mais un jour, cette mystérieuse excentrique disparaît, alors qu’elle a confié son petit garçon à son amie... Anna Kendrick va donc tenter de mener l’enquête sur le passé, très trouble, de son amie.

"L’ombre d’Emily", c’est le divertissement pop de la rentrée ! Le film est assez inclassable en fait : à la fois fun et noir, frais et rétro, et avec du Gainsbourg dans la bande originale, ça le fait à mort. Et puis les actrices sont justes démentes, hyper mises en valeur par la vivacité des dialogues et une direction artistique qui joue la carte de la nostalgie des 60’s.

La prophétie de l'horloge

Prenez un réalisateur consommateur d’hémoglobine en très grande quantité, Eli Roth, procurez lui deux acteurs au top de leur forme à savoir Cate Blanchett et Jack Black, donnez-lui un best-seller de la littérature jeunesse, et vous obtenez "La prophétie de l’horloge".

Mais le résultat est assez mitigé : c'est un drôle de film, ça démarre comme un Harry Potter : un enfant, un peu spécial, envoyé chez son tonton dans une maison fantasmagorique, la découverte de pouvoirs magiques, un méchant très méchant.... Et puis malheureusement, la comparaison s’arrête là. Tout retombe comme soufflé. On se demande d’ailleurs à qui s’adresse ce film. Il est un peu trop violent pour les petits, parce que franchement il y a des scènes qui font super peur, mais il est aussi un peu trop mièvre pour les grands. Et trop long et trop brouillon pour.... tout le monde ! Je ne suis pas sûre que cette prophétie connaisse une suite.

I feel good

Rien de follement excitant du côté du cinéma français cette semaine. Gustave Kervern et Benoit Delépine, de l’émission Groland sur Canal+, sont de retour avec une fable sociale dont ils ont le secret, "I feel good". Une métaphore de la société française au socialisme moribond, et une satyre de La Macronie et de l’esprit d’entreprise. Malgré de belles ambitions, le film est inégal, et c'est dommage, parce que prendre Jean Dujardin pour jouer l’idiot aux côtés de Yolande Moreau, c’était alléchant.