Je Sais Pas Vous : Le Concerto pour piano de Poulenc

Dans les années 50, Stravinsky a déjà changé de costume plusieurs fois, habit russe, habit néoclassique.. Toujours soucieux de rester en phase, voilà qu’il change de veste une dernière fois, et se met à l’écriture sérielle, basée sur des séries de notes et de rythmes stricts et prédéfinis.

"Quand Stravinsky a pris en marche le train de la musique sérielle, j’ai considéré qu’il mettait des chapeaux trop jeunes pour son âge", commente le très français Francis Poulenc.

Poulenc, lui, choisit de vieillir avec son temps, avec le souvenir de son jeune temps, avec son goût de dandy. Un goût des phrases follement élégantes et dont les contours sont classiquement tracés.

Des phrases alignées côte à côte, et clairement énoncées, et qu’il peut reprendre et répéter sans trop se soucier de les structurer, aussi longtemps en tout cas que cela lui plaira.