Mostra Jour 5 "The Laundromat", Meryl Streep impériale, comme toujours…

Meryl Streep impériale aussi sur le tapis rouge de la Mostra
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Meryl Streep impériale aussi sur le tapis rouge de la Mostra - © VINCENZO PINTO - AFP

Hier soir, c’est le nouveau film de Steven Soderbergh, " The Laundromat ", qui a fait l’évènement, avec en vedette Gary Oldman et Meryl Streep, qui n’avaient jamais encore tourné sous la direction du prolifique cinéaste.

The Laundromat

Le titre "The laudromat" est à prendre au second degré. Le film de Steven Soderbergh ne parle évidemment pas de laverie automatique, mais bien de blanchiment d’argent, et du scandale financier le plus retentissant de ces dernières années : celui des "Panama papers". Dans ce film, qui s’appuie sur des faits réels, Meryl Streep incarne une pensionnée dont le mari meurt dans un accident de croisière. En essayant d’obtenir des dommages et intérêts de la compagnie d’assurances, elle découvre un monde qui lui était inconnu : celui des sociétés écrans et des paradis fiscaux…

Pour traiter de cette réalité très complexe et très technique, Steven Soderbergh a opté pour la satire, dans laquelle Gary Oldman incarne une caricature de Jurgen Mossack, le juriste véreux par qui le scandale est arrivé et qui sert de guide pour le spectateur… Le ton du film est incisif, et c’est ce qui a séduit Meryl Streep, qui avait très envie de travailler avec le réalisateur d’ "Erin Brockovitch" :

 " C’est un film divertissant, brillant, qui raconte de façon drôle une histoire très, très sombre " dit-elle. " Une mauvaise blague qui s’est jouée au-dessus de nos têtes ! C’est un crime, qui n’a pas été sans victimes ! Et parmi ces victimes, plusieurs d’entre elles sont des journalistes. La raison pour laquelle l’affaire des Panama Papers est devenue connue du monde entier, c’est parce qu’il y a eu 300 journalistes d’investigation qui ont recueilli les confidences des lanceurs d’alerte issus du cabinet Monseck Fonsecca ou de Dieu sait où, et les ont répercutées dans le monde. "

The Wasp Network

"The Laundromat", qui a été bien accueilli par la critique,  n’était pas le seul film en compétition présenté hier qui s’inspirait de faits réels. Le cinéaste français Olivier Assayas présentait de son côté "Wasp Network", qui retrace le parcours d’exilés cubains qui, au début des années 90, ont fui le régime de Fidel Castro et se sont installés à Miami pour organiser la résistance…

Malgré la présence au générique de Penelope Cruz et d’acteurs solides comme Gael Garcia Bernal, "WASP Network" est un gros ratage. Le scénario d’Assayas essaye de s’attacher à différentes destinées en même temps, mais le résultat est confus et laborieux. A tel point qu’on se demande pourquoi le réalisateur parisien s’est emparé de ce sujet complexe, qui méritait plus d’argent et d’envergure pour être porté valablement à l’écran. C’est un des premiers flops d’une sélection vénitienne jusqu’ici de très belle tenue.