Cannes Jour 7 avec un film, Hikari, et le gala du 70e anniversaire du festival

La minute de silence que le Festival a observée en hommage aux victimes de l'attentat de Manchester
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La minute de silence que le Festival a observée en hommage aux victimes de l'attentat de Manchester - © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT - AFP

Un seul film présenté en compétition aujourd’hui, et pour cause : la soirée va être dominée par le gala du 70ème anniversaire du Festival de Cannes. Plus de cent personnalités du 7ème art, dont des anciens lauréats de la Palme d’Or (Nanni Moretti, Ken Loach, Jane Campion…) ont rejoint la Croisette pour cette journée exceptionnelle.

C’est le film "Hikari" de la cinéaste japonaise Naomi Kawase qui est le douzième film de la compétition 2017.

Hikari (Vers la lumière)

Misako est une jeune femme passionnée par son métier : audiodescriptrice de films. Elle cherche avec application le mot juste pour décrire des séquences lors de projections destinées à un public d’aveugles. Un jour, elle rencontre Masaya, un  photographe réputé, qui traverse un véritable calvaire ; il est en train de perdre la vue et va devoir abandonner l’exercice de son art. Entre Misako qui utilise le langage pour décrire les images, et Masaya qui avait le don de saisir ces images sur le vif, un dialogue sensible s’instaure…

La cinéaste Naomi Kawase est un "enfant de Cannes" : lauréate de la Caméra d’Or pour son premier long-métrage, elle est revenue à de nombreuses reprises dans la sélection officielle (elle a été jurée elle-même sous la présidence de Steven Spielberg). Son cinéma est très reconnaissable : des images délicates pour installer une poésie bienveillante, au sein d’histoires simples, au premier degré.

A ce titre, "Hikari" est une véritable autoroute narrative, sans surprise, sans coup de théâtre, bref hautement prévisible. Ceux qui aiment ce cinéma doux et apaisant applaudiront – et applaudissent déjà – ce nouveau film de Kawase. Ceux qui, par contre – comme votre serviteur – aiment un cinéma un peu plus secouant, traversé par plus d’ironie et d’humour, regarderont "Hikari" avec un respect poli, mais sans grand enthousiasme.