69e Festival de Cannes : un Palmarès plein de surprises

Olivier Assayas et Cristian Mungiu, la Palme d'Or à Ken Loach et le président du jury, George Miller
Olivier Assayas et Cristian Mungiu, la Palme d'Or à Ken Loach et le président du jury, George Miller - © ALBERTO PIZZOLI - AFP

Un palmarès plein de surprises a conclu le 69ème Festival de Cannes ce soir, et c'est le véteran du cinéma britannique Ken Loach qui décroche la 2ème Palme d'Or de sa carrière alors qu'il s'apprête à fêter ses 80 ans en juin prochain.

C’est une Palme d'Or éminemment politique cette année. Dans son film "I, Daniel Blake", à travers le combat que mène un menuisier chômeur face aux services sociaux britanniques, Ken Loach, militant d'extrême gauche, dénonce les excès du néolibéralisme. Sur le plan cinématographique, "I, Daniel Blake" n'est pas un grand Loach, mais visiblement, son message a ému le jury.

Sur la deuxième marche du podium, on retrouve le jeune cinéaste québecois Xavier Dolan avec son psychodrame familial adapté de la pièce de théâtre "Juste la fin du monde", qui remporte le Grand Prix du jury... Dolan est visiblement le chouchou de Cannes, il ne faut pas chercher à comprendre.

Deux grands cinéastes se retrouvent plus loin au Palmarès: le roumain Cristian Mungiu remporte un Prix de la mise en scène pour "Baccalauréat", et l'Iranien Asghar Farhadi décroche le Prix du scénario et le prix d'interprétation masculine pour l'acteur de son film "Le client", Shahab Hosseini. Du côté des actrices, un choix tout aussi suprenant: Jaclyn José, du film philippin "Ma 'Rosa".

Dernière suprise, la plus mauvaise de la soirée: Olivier Assayas, hué par la critique pour son film "Personal shopper" repart avec un prix de la mise en scène ex eaquo avec Mungiu, alors que la grande favorite de la presse internationale, l'allemande Maren Ade et son formidable "Toni Erdmann" repart bredouille. On subodore que, pour aboutir à un palmarès aussi curieux, les discussions ont été houleuses...