Fête de l’Iris 2021 : dans les coulisses d’un dispositif exceptionnel

Cette année, la Fête de l’Iris a dû totalement se réinventer en raison de la crise sanitaire. Exit le traditionnel concert sur la Place des Palais, rassemblant des milliers de personnes. Mais désireux de vous offrir une bouffée d’air musical dans des lieux d’exception, la RTBF et ses partenaires vous ont concocté des shows à ne pas manquer. Petit tour dans les coulisses de ce dispositif totalement inédit.

À la base, c’est une idée de visit.brussels, l’organisme de promotion du tourisme de la Région bruxelloise. Pour célébrer les 32 ans de Bruxelles-Capitale, il fallait bien marquer le coup. En temps normal, chaque année à la même date (qui correspond au début de la floraison de l’iris, la fleur-emblème de la région), Bruxelles est en fête. Vu le contexte, impossible de mettre en place le même dispositif que les autres années. Alors, comment faire pour offrir aux Bruxellois et Bruxelloises une célébration digne de ce nom, malgré les circonstances ?

Visit.brussels s’est tourné vers la RTBF afin de mettre en place un dispositif totalement inédit à plus d’un titre, avec plusieurs objectifs dans le viseur.


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D’abord, mettre en avant des lieux culturels et patrimoniaux peu connus des habitants et habitantes de la région. Des endroits symboliques, dans lesquels on n’a pas forcément l’habitude d’organiser des concerts. Des lieux parfois très discrets, comme le Palais de Charles de Lorraine, ou moins adaptés aux tournages, comme les sous-sols du Coudenberg. Des lieux parfois difficiles à faire ouvrir, comme l’Hôtel Métropole, actuellement en sommeil, ou les bâtiments du Cinquantenaire gérés par l’Armée belge, qui aurait pu être sceptique quant à l’idée d’apporter des camions de matériels entre ses murs et faire voler des drones au-dessus de ses installations. Mais des lieux tous magiques, qui ont ébloui nos artistes et nos équipes.

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Des endroits d’exception, comme le Hall de l’Air du War Heritage Institute © Benoit Bouchez

Second objectif, permettre à ces artistes et professionnels du secteur musical et événementiel, à l’arrêt depuis des mois, de reprendre du service.

La RTBF a donc réuni autour d’une même table, pour la première fois, une série d’acteurs et d’actrices du milieu, qui sont habituellement concurrents et pas partenaires. Sept régisseurs spécialisés dans les festivals parmi les meilleurs opérateurs du secteur, six entreprises de sonorisation, cinq prestataires audiovisuels, deux photographes spécialistes des festivals, un traiteur spécialisé dans les tournages… En tout ce sont une vingtaine d’entreprises, et près de cent personnes employées pour ce projet ambitieux.

Des gens généralement dans l’ombre qui ont énormément souffert de la crise, à qui l’on a pu à nouveau offrir une expérience sur le terrain. Car les chargements de camions, le stress des timings, le montage des plateaux, ou simplement entendre de la musique live, voilà qui leur avait manqué à toutes et tous. Et même s’il n’a s’agi pour ces équipes que d’une goutte d’eau dans leur carrière, c’est une goutte qui rafraîchit.

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© Benoit Bouchez

Le défi du dispositif était de taille. Car il n’a pas forcément été évident de tourner dans certains des endroits choisis, les mois d’inactivité se sont parfois fait ressentir. Il a fallu se refaire la main, les mises en places ont pu prendre plus de temps que d’habitude, les artistes ont dû reprendre leurs marques.

Le projet pourrait, malgré la pandémie, perdurer, et avoir une suite. Pour Geoffrey Saenen, qui a copiloté le projet pour la RTBF, il y a une vraie solidarité qui est née entre les équipes.

On a créé quelque part une famille Fête de l’Iris, tant avec l’équipe de visit.brussels, qu’avec les équipes de la RTBF et les prestataires indépendants. Tout le monde a travaillé dans le même sens, avec un objectif commun.

Va-t-on retenter cette expérience fédératrice pour l’édition 2022 de la Fête de l’Iris ? L’avenir nous le dira, mais l’idée est déjà dans la tête de celles et ceux qui ont pu rendre possible cet événement d’envergure, dont le résultat est à voir sur Auvio, et sur la page RTBF dédiée à l’événement.

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© Benoit Bouchez