Le saviez-vous : Staline avait fait observer les excréments de Mao

C’est peu dire, certains dirigeants sont prêts à tout pour espionner leurs ennemis comme leurs potentiels alliés.

En 2016, un ancien agent des services secrets soviétiques, Igor Atamanenko, révélait à la presse russe des informations pour le moins étonnantes concernant les méthodes d’espionnage staliniennes.

Repris et traduit dans un article de la BBC, ce témoignage raconte que l’ex-leader soviétique, Joseph Staline, faisait observer les selles de son opposant chinois, Mao Zedong.

Une pénurie d’outils d’espionnage

"À cette époque-là, les Soviétiques n’avaient pas le même genre d’outils d’espionnage que les services secrets d’aujourd’hui. C’est pour cela que nos spécialistes proposaient les moyens les plus extravagants pour obtenir des informations sur quelqu’un" raconte l’ancien agent, dont le témoignage a été traduit dans le HuffPost.

En pleine rupture sino-soviétique, les services de renseignement de l’URSS étaient tenus de "redoubler d’inventivité" afin de mettre la main sur de précieuses informations.

Des toilettes bidouillées

Une des figures-clés du pouvoir soviétique, Lavrenti Beria a été chargé par ce dernier de constituer une cellule spéciale. Proche de Staline, ce scientifique avait aussi été chargé de la politique d’acquisition de l’arme nucléaire.

C’est à ce moment que les agents allaient, littéralement, mettre les mains dans le cambouis.

En effet, l’analyse des excréments devait mettre en lumière de nombreux aspects de la personnalité. C’est pourquoi, dès 1949, le KGB décide d’installer des toilettes spéciales prévues pour envoyer les précieux liquides corporels de Mao directement dans des boîtes secrètes pour analyse.

Ces dernières n’étaient donc pas reliées aux égouts, mais à des boîtes secrètes. Igor Atamanenko poursuit en détaillant :

"S’ils détectaient un niveau élevé d’acide aminé, ils en concluaient que la personne était calme et accessible. En revanche, une anémie de potassium dans les selles était le signe d’un tempérament nerveux et insomniaque."

En visite à Moscou en 1949, initialement pour signer un partenariat avec la Russie, l'auteur du Petit Livre rouge accuse Staline de l’avoir séquestré. Dans son ouvrage intitulé "The Coldest Winter : America and the Korean War" (2007), le journaliste et historien américain David Halberstam raconte que le leader chinois aurait même été jusqu’à lancer au Père des petits peuples : "Je suis là pour autre chose que pour manger et chier".

L’arrivée de Khrouchtchev à la tête de l’URSS, en 1958, met alors fin à ces méthodes. Contacté par la BBC, le FSB, l’actuel service secret de la Russie, n’a pas souhaité ajouter de commentaires.