Le roi, la loi et la fermentation spontanée

Le roi, la loi et la fermentation spontanée
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Le roi, la loi et la fermentation spontanée - © Nokton/Flickr

La culture de la bière est entrée au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

 

Ce 30 novembre 2016 marque le début de l’ère de la mousse, en effet la culture de la bière a été reconnue comme une tradition culturelle à part entière par l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). A l’initiative du projet, c’est la Communauté germanophone qui avait introduit le dossier il y a un an et demi, au nom de toute la Belgique.

 

Romance houblonnée

C’est bien connu, la Belgique est le pays le plus propice à l’émulation de mousses : on parle de 2500 bières différentes sur tout le territoire. Et du côté du consommateur, la préférence va clairement au doux breuvage : selon le baromètre dédié (2016) 92,3% des belges boivent de la bière quand ils vont au café.

 

Mais la bière, ce n’est pas que le produit fini qui bulle sur les papilles et monte gentiment à la tête, c’est aussi tout ce qu’il y a autour. La culture brassicole, ce sont les brasseries dans chaque province, les musées, les restaurants, les bars... tout ce qui est consacré de près ou de loin au nectar bulleux. La bière a ses codes et ses langages et comme pour le vin, il existe des spécialistes du breuvage – les zythologues.

 

En Belgique plus qu’ailleurs, de nombreuses mesures ont été prises pour la sauvegarde de cette culture si particulière. Des formations, un observatoire, mais aussi des mesures pour prévenir la consommation abusive d’alcool. En faisant entrer la culture bière au patrimoine mondial, l’UNESCO récompense tous les amateurs et professionnels de Belgique et reconnaît la dimension culturelle de la boisson fermentée, qui a de moins en moins à envier au vin.

 

Un jour à marquer d’une bière blanche.