Le Blue Whale Challenge : le désespoir des baleines

Le Blue Whale Challenge : le désespoir des baleines
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Le Blue Whale Challenge : le désespoir des baleines - © Gravure ancienne

Nouveau phénomène des réseaux sociaux, le Blue Whale Challenge est une liste de défis à réaliser et qui peut pousser certains adolescents au suicide.

 

Ils n'ont pas eu besoin des réseaux sociaux pour tester leurs limites, les adolescents ont toujours cherché à frôler la mort. Un peu comme un rituel pour passer à l'âge à adulte et se rendre compte de la valeur de la vie. Il y a eu le jeu du foulard dans les récréations, le jeu de l'escalier, maintenant il y a le Blue Whale Challenge sur le web. 

 

Le nom vient d'une légende russe autour de la baleine bleue. Ce majestueux animal aux allures tristes se donnerait volontairement la mort en s'échouant sur le sable. Le nouveau jeu "BWC" est une sorte d'hommage et a déjà fait plus de 130 morts en Russie, où il est apparu, notamment sur le réseau VKontakte, le Facebook russe.

 

Il s'agit pour un jeune homme ou une jeune femme d'émettre son envie de participer. Un mentor va alors le guider et lui indiquer la marche à suivre. Le jeu se déroule en 50 jours, et le joueur doit relever chaque jour un défi. Les défis vont de "Ecoute telle chanson" à "Scarifie-toi une baleine sur les poignets ou les jambes", "Réveille-toi à 4h20 du matin et regarde des vidéos d'horreur". Les injonctions sont de plus en plus difficiles à réaliser mais l'adolescent de plus en plus sous influence. A chaque challenge effectué, la personne doit le prouver sur Facebook, Twitter, Instagram, avec une photo, une vidéo, un post...

 

En Belgique, le phénomène semble avoir débarqué puisque la Police s'alarme de ce challenge morbide. C'est aussi le cas pour la Gendarmerie française, notamment du Nord-Pas-de-Calais qui diffusait un message sur Facebook. Le post nous apprend que le "phénomène touche principalement les adolescents 12/15 ans" et appelle à la vigilance. 

 

Que penser du BWC ?

Comme dit plus haut, les jeunes chercheront toujours à tester leurs limites et l'émulation que provoquent les réseaux sociaux n'accroit pas forcément le phénomène. Facebook et consorts ne font finalement que mettre davantage en lumière le mal-être des jeunes et la difficulté accrue de passer de la naïveté de l'enfance à l'ère des responsabilités et de tout ce qu'implique grandir dans notre société d'aujourd'hui. La faute plutôt à l'isolement créé par la société moderne.