"Je veux seulement vivre", le gospel d'un garçon de 12 ans qui émeut la terre entière

La chanson de Keedron Bryant, un jeune garçon de 12 ans, est devenue en quelques jours seulement l’hymne des manifestations antiracistes qui enflamment en ce moment les Etats-Unis.

"Je veux juste vivre", voici le cri de désespoir d’un jeune garçon de 12 ans dans une vidéo publiée sur son compte Instagram. Dans cette vidéo, Keedron Bryant chante un gospel en réaction au décès de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans étouffé brutalement par des policiers blancs lors de son interpellation.

Dans une courte chanson de moins d’une minute, le jeune homme résume les différents sentiments qui l’habitent : la peur et l’injustice. Le jeune garçon arbore un t-shirt sur lequel il est écrit "Black Intelligence". Il déclame son texte acapella avec beaucoup d'émotions. Impossible de rester impassible en écoutant Keedron Bryant chanter avec tant de justesse dans la voix et dans les paroles.

Tous les jours, je suis chassé comme une proie. Les miens ne veulent pas de problèmes. On s’est assez battu. Je veux seulement vivre.

Les paroles de son gospel, écrites par sa mère, ont bouleversé les internautes. Keedron Bryant a ému la terre entière. La vidéo de son gospel compte déjà plus de 2.8 millions de vues ! Des personnalités comme Barack Obama, Janet Jackson, Lupita N’yongo, ou encore Lebron James.

Les paroles de Keedron Bryant traduites

"I’m a young black man / Je suis un jeune homme noir,

Doing all that I can to stand / Qui fait tout son possible pour rester debout

Oh but when I look around / Oh, mais partout où je regarde

And I see what’s being done to my kind / Et que je vois comment les miens sont traités

Every day, I’m being hunted as prey / Chaque jour, je suis chassé comme une proie

My people don’t want no trouble / les miens ne veulent pas d’histoires

We’ve had enough struggle / Nous avons déjà assez lutté

I just want to live / Je veux seulement vivre

God protect me / Dieu, protège moi

I just want to live / Je veux seulement vivre"