Donald et la neutralité du net

Durant une manifestation pour la neutralité du net, en 2014.
Durant une manifestation pour la neutralité du net, en 2014. - © Stephen Melkisethian/Flickr

Il y a quelques jours, le nouveau Président des Etats-Unis a engagé deux farouches opposants à la neutralité du net.

 

Le 21 novembre, Donald Trump a choisi Jeffrey Eisenach et Mark Jamison pour superviser la transition de la Federal Communication Commission (FCC pour les intimes). Cette commission avait adopté en février 2015 des règles pour un Internet ouvert, basé en grande partie sur le principe de neutralité du net. Il s’agit en fait d’empêcher les fournisseurs d’accès à Internet de réguler ou bloquer le trafic licite et ainsi favoriser des gens qui auraient payé des services particuliers. Il s’agit d’une règle d’égalité.

 

Imaginé comme un espace libre et égalitaire, Internet s’est construit autour de ce principe de neutralité du net : pas de discrimination, une grande accessibilité, les fournisseurs d’accès sont des transmetteurs d’infos. Aujourd’hui les opérateurs essayent de plus en plus de brider cet accès, en inventant d’autres modèles économiques : le but étant de faire payer plus cher pour un service premium. L'Internet ouvert de la FCC adopté sous Obama avait pour mission de sanctionner tout manquement au principe d’égalité des connexions.

 

En engageant Eisenach et Jamison dans son équipe, Trump montre son opposition à la neutralité du web, pas étonnant pour un homme de profits.

Jamison a pour sa part déclaré, dans la même ligne que le Président, que le principe de neutralité agissait comme une régulation économique pour Internet et que sans monopole apparent, il n’y en avait pas besoin.

 

A-t-on sonné le glas du principe de neutralité du net aux Etats-Unis ?