Dans les abysses du jeu de simulation

Goat Simulator
3 images
Goat Simulator - © Tous droits réservés

Au départ initiés pour l’entraînement spatial, l’apprentissage de la conduite ou de la gestion, les jeux vidéo de simulation ont pris un tout autre tournant : le grand n’importe quoi ?

Les simulators étaient jusqu’alors un marché de niche, destinés aux astronautes ou aux passionnés de trains et autres engins objets de fantasmes. Ils permettent en effet de s’entraîner à conduire des véhicules motorisés comme des semi-remorques ou des vaisseaux spatiaux dans des conditions plus ou moins proches de la réalité (la plupart du temps, c’est très éloigné).

 

Ces jeux permettent aussi aux étudiants en médecine de pratiquer virtuellement des opérations, des prises de sang… Mais aujourd’hui, certains jeux de simulation ne servent plus du tout à s’entraîner, ils se moquent de leurs aînés et ça devient délirant, comme la sortie récente de "Who’s your daddy" ou "Goat Simulator".

Des jeux à devenir chèvre

 

En 2014, Coffee Stains Studio sort "Goat Simulator" qui comme son nom l’indique est un jeu de simulation à la première personne où le joueur incarne une chèvre. A l’origine, un trailer du studio qui parodiait le jeu survivaliste "Dead Island". Devant le succès de la vidéo, Goat Simulator s’est mué en véritable jeu, complètement décalé et truffé de bugs pour rendre l’expérience encore plus absurde.

 

C’est un peu le simulator ultime avec des bugs volontaires, des interactions improbables avec les objets environnants (des objets lourds projetables avec la langue), la possibilité d’utiliser un jetpack dans les extensions. Ce jeu n’a pas de trame établie, pas de quête, c’est ce que l'on appelle un sandbox, un jeu très libre.

 

Un an avant Goat Simulator, le jeu qui a véritablement lancé la tendance c’est la légende "Surgeon Simulator 2013". Créé lors d’une salon ludique en seulement deux jours, le jeu propose de réaliser des opérations chirurgicales à l’aide du clavier et de la souris. Le joueur découvre tout de suite que la maniabilité est très délicate, donnant lieu à des situations loufoques.

 

Surgeon Simulator 2013 n'est pas un excellent jeu. Mais c'est une excellente blague. Dans la forme du jeu. C'est une idée qui est d'une grandeur impressionnante au-dessus des 90 % de ce que va être sorti cette année car c'est si absurde. 

Le jeu est devenu très célèbre sur la toile, à tel point que des joueurs le speed-runnent (se mettent au défi de finir le jeu le plus rapidement possible) lors événements jeux vidéo.

Fin du game ?

Si l’on pensait que les jeux vidéo de simulations avaient atteint les limites de l’absurdité, il n’en est rien. "Who’s your daddy" pousse les simulators encore plus loin. Ce jeu multijoueurs propose d’incarner un père ou un bébé, le père ayant comme mission d’empêcher son enfant de boire des produits dangereux, d’aller dans le four, de s’électrocuter. En face, le joueur qui incarne le bébé doit tout faire pour se mettre en danger.

Un "Baby suicide simulator" qui fait basculer les jeux de simulation du côté de l'humour noir.