BIFFF debrief : "Extra ordinary", chasseurs d'ectoplasmes en Irlande fantomatique

BIFFF debrief : “Extra ordinary”
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La comédie noire irlandaise très attendue était présentée en première européenne et faisait salle comble pour le dernier vendredi soir du BIFFF, après le grand retour du rafting sur marée humaine.

 

Dans une petite ville irlandaise au charme désuet, Rose, une monitrice d’auto-école douce et attentionnée se sent bien seule, malgré des appels à l’aide journaliers laissés sur sa boîte vocale concernant des problèmes de fantômes. Elle continue à manger du yaourt sur sa balle rebondissante et vivre à travers les aventures de sa soeur. Rose a raccroché les crampons du spirituel il y a plusieurs années lorsque son père est décédé dans une incantation. Elle a hérité du grand talent paternel de chasseuse d'ectoplasmes mais refuse de l’utiliser. Tous les jours en voiture, elle voit les petites manifestations des fantômes qui la saluent, comme pour la sommer de reprendre du service. Mais tout ceci l’agace.

 

Un beau jour grisâtre comme tant d’autres, elle reçoit un message de Martin Martin pour une leçon de conduite. L’homme veuf vit en fait avec l’esprit de sa femme Bonnie, qui le maltraite. Sa fille a donné un ultimatum à son père : “c’est maman ou moi”. Martin est donc contraint de se débarrasser de sa femme et demande de l’aide à Rose. Elle refuse dans un premier temps mais petit à petit, le duo commence à chasser les ectoplasmes du coin pour s’entraîner. Tout se passait à merveille avant que la fille de Martin ne lévite, prisonnière d’un sort sacrificiel lancé par Christian Winter, un chanteur monotube satanique qui espère ainsi retrouver le succès.

D'ordinaire à extra ordinaire

 

Si I Don't Feel at Home in This World Anymore (Macon Blair) et Ghost Busters (Ivan Reitman) accouchaient d’un film en Irlande, cela donnera probablement Extra ordinary. La comédie noire signée Mike Ahern et Enda Loughman met en scène une anti-héroïne esseulée, tendre et drôle, qui cherche un sens à sa vie après la mort de son père. Rose (Maeve Higgins) vit dans le passé tout comme Martin (Barry Ward), qui se laisse maltraiter par le fantôme de sa femme Bonnie. Ensemble, ils vont parvenir à se pousser dans le réel et le présent. Leur existence ordinaire va prendre une tournure extraordinaire quand ils accepteront chacun de régler leurs problèmes bien réels de revenants, pour devenir les chasseurs de fantômes de la petite ville. Extra ordinary est un film particulièrement efficace, qui enchaîne les clins d’oeil aux amateurs de genre, le tout dans une ambiance pavillonnaire sauce irish avec Will Forte en renfort comique. Une petite pépite à déguster sur balle rebondissante.

 

“Extra Ordinary” a été présenté en première européenne et concourt dans la Compétition internationale et au Prix de la Critique.