Avec la réalité virtuelle en carton, une nausée bien réelle

Si l’option "360 degrés" était déjà disponible sur certaines vidéos YouTube, depuis novembre c’est la VR (Virtual Reality) qui est apparue pour être couplée avec le Cardboard de Google. Mais attention aux risques de nausées.

 

Se retrouver transporté en plein cœur d’un bouillonnant concert londonien de Jay-Z depuis son petit salon du cœur de Bruxelles ? C’est une expérience qui devrait bientôt se généraliser, le seul accessoire requis sera un casque habité de la technologie VR.

Au bal casqué

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De nombreuses simulations VR en tout genre sont disponibles -. © CMOAR Rollercoaster

Depuis les débuts de la réalité virtuelle, on nous promet une révolution en matière de jeux vidéo, cinéma, médias en général. La " VR " pour les intimes permet une expérience immersive hors du commun, donnant la possibilité à l’utilisateur casqué de se mouvoir dans n’importe quel décor, fictif ou réel. L’Oculus Rift avait amorcé ce tournant technologique dès 2012, proposant une version beta qui faisait, il faut l’avouer, un peu mal à la tête. Les capteurs de mouvement occasionnaient un léger décalage de vision, créant quelques francs haut-le-cœur pour le porteur de casque. Mais depuis, une nette amélioration a été sentie sur ce type de casque, donnant le mal de mer à une partie infime de la population. Mais si le développement qualitatif de la technologie s’est mis en route côté Oculus Rift, puis Playstation, HTC, Sony, Samsung, chez Google l’expérience est moins concluante.

La réalité virtuelle pour tous

L'Oculus Rift est le premier casque de réalité virtuel développé depuis 2012.

Du côté de Google, le développement du Cardboard a marqué les esprits. Le géant américain propose à moindre coût (une vingtaine de dollars ou les plans gratuits pour DIY) un accès simple à la VR. Il suffit de télécharger l’application sur son smartphone pour en faire l’expérience. Mais il s’agit bien d’une expérience low cost, avec une qualité pas toujours au diapason, créant les décalages de cadre, causes de stupeurs (et vomissements). C’est presque une technologie digne des années 1990, comme le dit Marcus Wolhsen de Wired.

Mais oui, il est quand même possible de s’émerveiller avec une boîte en carton vissé sur la tête. La portabilité et le DIY sont deux choses très satisfaisantes. Mais pour l’expérience, il vaut mieux aller voir du côté des vrais casques VR. Le concert de Jay-Z en immersion ne se fera pas avec un simple Cardboard.