Les 10 anecdotes pour faire le malin dans la file du nouveau James Bond

Le générique mythique de tout bon James Bond
Le générique mythique de tout bon James Bond - © capture d'écran YouTube

Faut-il encore le préciser ? Cette semaine sort " Spectre ", le nouvel épisode des aventures de James Bond. Vous avez envie de frimer devant vos amis dans la file d'attente en leur balançant quelques anecdotes sur la saga de 007 ? Il suffit de demander.

1. Son nom est Bond. James Bond

 

Ok. Il s'appelle Bond. James Bond. Mais d'où vient son nom ? Jan Jambon n'étant pas encore très connu à l'époque, Ian Fleming, le père des aventures de 007, a choisi ce nom en hommage à un ornithologue américain, James Bond. Passionné d'ornithologie, Fleming utilisait un ouvrage de Bond, "A Field Guide to the Birds of the West Indies", et trouvait que le nom de l'auteur sonnait bien pour son agent secret. On retrouve deux hommages à l'ornithologue dans "Octopussy" et "Meurs un autre jour", où 007 lit le livre du véritable Bond.

Cela étant, un manuscrit de "Casino Royale", le premier tome de la saga, a révélé que Fleming avait d'abord envisagé un autre nom : James Secretan. Avouez que "Secretan. James Secretan", ça le fait tout de suite moins.

2. Le tout premier James Bond

Eh non, Sean Connery ne fut pas le tout premier acteur à enfiler le smoking de 007. En 1954, la chaîne américaine CBS diffuse le 3ème épisode de la série télévisée "Climax". Et cet épisode est adapté d'un roman de Ian Fleming : "Casino Royale". C'est la toute première fois que James Bond apparaît sur un écran, sous les traits de l'acteur Barry Nelson, que l'on verra également dans le "Shining" de Stanley Kubrick, dans le rôle du directeur de l'Hôtel Overview. Dans ce téléfilm, James Bond affronte Le Chiffre, incarné par Peter Lorre, l'inoubliable interprète de "M le Maudit" de Fritz Lang. Mais les royaux sujets de sa majesté s'étranglent à la seule évocation de ce "Casino Royale", puisque dans le téléfilm, James Bond est un agent américain, qui travaille pour la CIA. Shocking !

Allez, si le cœur vous en dit, vous pouvez revoir le téléfilm en entier.

3. Le générique

Un des éléments mythiques de la saga James Bond est son générique, où l'on voit l'agent secret marcher en étant vu à travers le canon d'une arme, avant de dégainer et de tirer. Mais saviez-vous que dans les trois premiers génériques de la saga, "James Bond 007 contre Docteur No", "Bons baisers de Russie" et "Goldfinger", ce n'est pas Sean Connery que l'on voit dans ce générique ? La silhouette est celle de Bob Simmons, la doublure de Connery pour les scènes de cascade. La raison ? Sean Connery n'était pas libre le jour du tournage de cette séquence qui allait devenir légendaire. Il a fallu attendre le 4ème Bond, "Opération tonnerre", pour que Connery joue cette scène. On peut donc dire que Bob Simmons fut la seule personne à jouer dans le générique de James Bond sans incarner 007 dans le reste du film.

Allez, on se fait plaisir en se regardant une compilation de ces génériques. Vous noterez au passage que "Meurs un autre jour" est le seul où l'on voit la balle de l'arme de Bond foncer vers la caméra. Aah, la magie des images de synthèse.

4. Les Doubles Zéros

Ce n'est un secret pour personne : le double zéro signifie que Bond a le permis de tuer. Et nous pouvons donc en déduire qu'ils sont neuf a posséder ce permis. Par contre, il semblerait que 007 soit le plus efficace de la bande. 002 est tué dans "L'homme au pistolet d'or ". 003 meurt au début de "Dangereusement vôtre". 004 passe l'arme à gauche dans "Tuer n'est pas jouer", et 006 fait de même à la fin de ce film. Mais le pire de tous fut sans nul doute 009, qui meurt dans "Octopussy" habillé en clown. Oui, oui : en clown. La preuve...

Cela étant, avant que ces doubles zéros ne rendent l'âme, ils ont tous été réunis dans une scène. "Opération Tonnerre" est le seul film de la saga où les neuf agents sont rassemblés. James Bond arrive en retard à cette réunion, et il s'installe logiquement à la septième place.

5. Requin Vador

Un des plus mémorables méchants de la saga des James Bond reste le fameux Requin, alias "Jaws" en version originale. Un nom choisi en hommage au film "Les dents de la mer" de Steven Spielberg. Le géant à la mâchoire d'acier apparaît dans deux films, face à Roger Moore : "L'espion qui m'aimait" et "Moonraker".

Si les producteurs ont choisi pour le rôle le gigantesque Richard Kiel (2m18), ils avaient d'abord pensé à Will Sampson, qui jouait le chef indien dans "Vol au-dessus d'un nid de coucou", mais aussi à David Prowse. Son nom ne vous dit rien ? Vous le connaissez pourtant, puisque c'est lui qui jouait le rôle de Dark Vador dans "Star Wars".

Et si Richard Kiel est rentré dans la légende avec ce rôle de Requin, ce n'est certainement pas pour la qualité de ses répliques. Sur les deux films, il ne prononce au total qu'une seul ligne de dialogue, à la fin de "Moonraker". Et quel dialogue ! Constatez par vous-même avec cet extrait.

6. Steven Seagal

Avant de devenir ce magnifique acteur capable de jouer une seule expression – le regard bovin – dans toute sa carrière, Steven Seagal a été instructeur d'arts martiaux. Et il a notamment eu comme élève Sean Connery. Au moment où ce dernier a repris du service dans le rôle de 007 pour le film "Jamais plus jamais", il s'est entraîné avec Seagal. Steven, dont la subtilité du jeu n'a d'égale que sa délicatesse, a brisé un poignet de Sean Connery lors d'une séance. Gageons que Connery lui a dit "jamais, plus jamais" à la fin de cet entraînement.

7. Diana Rigg

Rendue célèbre grâce à son rôle d'Emma Peel dans la série "Chapeau melon et bottes de cuir", Diana Rigg a été une James Bond Girl pas comme les autres. Dans "Au service de sa majesté", elle est la seule à épouser l'agent secret, interprété par Georges Lazenby. Cela étant, nous vous déconseillons fortement de vous marier avec lui, puisque le personnage de Diana Rigg meurt assassinée alors qu'elle vient à peine de dire oui. Moralité : si vous épousez James Bond, vous risquez d'avoir zéro, zéro sexe.

8. Goldfinger

Goldfinger, le méchant incarné par Gert Fröbe dans le troisième film de la saga, a vraiment existé. Erno Goldfinger était un architecte d'origine hongroise, connu pour être un des maîtres du mouvement moderne en architecture. Et Ian Fleming s'est inspiré de son nom et de traits de sa personnalité pour créer son personnage de méchant tyrannique et mégalomane. Il semblerait en effet que Ian Fleming n'aimait pas des maisons que Erno Goldfinger avait conçues non loin de la sienne. A la sortie du roman, l'architecte a fait un procès à Fleming, obligeant son éditeur à rajouter dans les rééditions du livre que les personnages étaient fictionnels.
Furieux, Ian Fleming demanda alors à son éditeur de changer le nom du personnage. A la place de Goldfinger, il voulut l'appeler Goldprick. Que l'on peut traduire par... "Connard en or".

9. Spielberg et Kubrick

Si les scénaristes de James Bond ont rendu hommage à Steven Spielberg en nommant un de leurs méchants "Jaws", ils n'en sont pas restés là. Dans "Moonraker", où apparaît d'ailleurs le fameux Requin, une référence est glissée à un autre film de Spielberg : "Rencontres du troisième type". Dans une scène, un scientifique doit taper un code à cinq chiffres pour pouvoir rentrer dans un laboratoire. Et ces cinq notes sont celles utilisées par les scientifiques de "Rencontres du 3ème type" pour rentrer en contact avec les extra-terrestres à la fin du film.

Ce n'est pas le seul clin d'oeil sonore à un film de science-fiction. Dans une autre scène, un homme joue trois notes sur un cor de chasse. Et il s'agit des trois premières notes de "Ainsi parlait Zarathustra" de Richard Strauss, immortalisées dans le film "2001, l'Odyssée de l'Espace" de Stanley Kubrick.

On peut le dire: ils étaient jouettes, les scénaristes de "Moonraker".

10. James bande

Ian Fleming, le créateur de James Bond, était un sacré coquin. Et les scénaristes des différentes adaptations ciné lui ont emboîté le pas. Dans "James Bond 007 contre Docteur No", la première James Bond girl, jouée par Ursula Andress, s'appelle Honey Rider, que l'on peut traduire par "la cavalière de miel". Dans "Goldfinger", on fait encore mieux avec un personnage de lesbienne nommée Pussy Gallore, qui en français veut dire "chatte à profusion".

Dans "Moonraker", on a droit à Holly Goodhead, qu'on pourrait traduire, en restant un peu poli, par "mon dieu, elle fait des jolies choses avec sa tête". Et que dire de Mary Goodnight, alias "Marie Bonne nuit" dans L'homme au pistolet d'or ? Cela étant, logique de s'appeler Bonne nuit si l'homme au pistolet dort. On vous laisse rêver sur Xenia Onatopp dans "Goldeneye", qui aime tuer ses amants en les serrant très fort entre ses cuisses. Logique quand on sait que son nom pourrait se traduire par "Xenia qui se met au-dessus". Et elle a l'air d'y prendre du plaisir, la bougresse.

Mais la crème du nom coquin, on la doit aux responsables de la version française de James Bond. Ils ont visiblement pété une durite en travaillant sur l'adaptation de "Les diamants sont éternels". Dans le film, une des James Bond girls est interprétée par Lana Wood, la petite sœur de Nathalie Wood. Et si en version originale son personnage s'appelle "Plenty O Tool", ils ont décidé de la renommer dans la version française... Abondance Delaqueue. Si, si !

 

Allez, terminons sur une note moins triviale. Dans "Quantum of solace", le personnage interprété par Gemma Arterton est uniquement appelé Fields durant tout le film. Mais si vous faites attention au générique de fin, vous découvrez que son prénom est Strawberry. Eh oui : Strawberry Fields.

 

Christophe Bourdon