Le pacifisme en Belgique d'hier à aujourd'hui

Et si on osait la paix ? Le pacifisme en Belgique d’hier à aujourd’hui
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Et si on osait la paix ? Le pacifisme en Belgique d’hier à aujourd’hui - © Mundaneum

Et si on osait la paix ?

Une exposition organisée par l’IHOES et le Mundaneum Du 16 septembre 2016 au 14 mai 2017

On commémore régulièrement les Belges qui ont versé leur sang pendant la guerre, mais qui se souvient de ceux et celles qui ont lutté pour la paix ? Combien se rappellent que la Belgique compte quatre prix Nobel de la paix (dont Henri La Fontaine, fondateur du Mundaneum) ? Que des pacifistes belges ont largement contribué à la création d’institutions internationales visant à empêcher les conflits ? Que, dans les années 1980, plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté contre les missiles nucléaires ? Que de nombreuses guerres (Corée, Vietnam, Irak…) ont suscité des mobilisations citoyennes ?

Les 300 documents réunis (affiches, photographies, images animées…), dont beaucoup d’originaux rares, mettent en lumière l’action de ceux qui ont osé la paix et défendu ce qui reste souvent considéré comme un espoir chimérique. Du 19e siècle à nos jours, nombreux sont ceux qui estiment qu’attendre la paix est insuffisant. Ils proposent des solutions, concrètes ou utopistes, pour y parvenir (par la mise en place d’un droit international, l’éducation et la culture, le rapprochement entre les peuples, la suppression des inégalités). Pour d’autres, la paix ne peut s’obtenir qu’en bannissant la violence, synonyme de guerre par définition. C’est le choix opéré individuellement par les objecteurs de conscience et par les pacifistes " absolus " qui font de la non-violence une méthode de lutte. Œuvrer pour la paix, c’est aussi dénoncer la guerre et ses corollaires : l’armée, la course aux armements, mais aussi l’impérialisme politique ou économique à l’origine de nombreux conflits. À l’heure où la Belgique prend part à des opérations militaires à l’étranger, cette exposition est d’une profonde actualité. Elle met en évidence la permanence des questions débattues par les mouvements pacifistes depuis le 19e siècle, interroge la notion même de paix et entend susciter une réflexion critique sur les différentes utilisations et récupérations dont elle a pu faire l’objet.