Le film "La bataille des Marolles" sera projeté à Flagey pour ses 50 ans

Le film "La bataille des Marolles" sera projeté à Flagey, à l'occasion de son cinquantième anniversaire.
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Le film "La bataille des Marolles" sera projeté à Flagey, à l'occasion de son cinquantième anniversaire. - © Sonuma

Pour le lancement de son cycle de projection annuel à Flagey, la Sonuma, société en charge de la gestion des archives audiovisuelles de la RTBF, propose de redécouvrir une pépite de l'ancienne série "Faits Divers", "La Bataille des Marolles", à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa création. L'émission "Faits Divers" a amorcé un courant de cinéma-vérité. C'est l'une des influences dont se réclament les réalisateurs de l'émission culte "Strip-Tease"

Réalisé en 1969 par Jean-Jacques Péché et Pierre Manuel, "La Bataille des Marolles" raconte un épisode emblématique des luttes de quartier victorieuses, contre des promoteurs immobiliers. "Il y a exactement 50 ans, les propriétaires de trois " blocs " de maisons du cœur de la Marolle reçoivent une lettre officielle les informant de la mise en route d’une procédure d’expropriation. Tout doit être rasé pour la fin de l’année afin de permettre l’extension du Palais de Justice", indique le communiqué de presse. La population se mobilise alors avec les moyens qui sont les siens, tant et si bien que le projet est finalement abandonné. 

Ce combat n'est pas sans rappeler les polémiques qui entourent actuellement, toujours aux Marolles, le "Contrat de Quartier durable" : malgré un contexte très différent, les batailles riveraines demeurent un sujet d'actualité. Le réalisateur Jean-Jacques Péché sera présent à la projection, afin d'échanger avec le public. 

La projection de "La Bataille des Marolles" sera suivie de celle de "La bande à Corneille", un court film également tourné dans le pittoresque quartier bruxellois. Réalisé par Josy Dubié et Gérard loverius en 1973, pour la collection " Neuf millions neuf ", il raconte l'histoire d'une demi-douzaine d'adolescents marolliens qui forment "la bande à Corneille". Ne pouvant trouver leur place dans l'univers urbain, ils s'amusent comme ils peuvent, quitte à entrer en conflit avec la police ou le voisinage. "Leur délassement favori, c’est flâner au Bois de la Cambre ou, beaucoup mieux encore, escalader le palais de justice de la place Poelaert", précise le communiqué.

Pour plus d'informations, consultez le site de Flagey