Le Boléro de Maurice Béjart revient à Forest National

Béjart Ballet Lausanne
Béjart Ballet Lausanne - © MusicHall

Entré au Ballet du XXe Siècle en 1979, Gil Roman a été désigné par Maurice Béjart comme son héritier et successeur en 2007. Mais le danseur, chorégraphe et directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne n'est pas seulement un porteur d'héritage, puisqu'il crée lui-même des ballets. Il présente aujourd'hui sa nouvelle création, " t‘M et variations… ", conçu comme un roman. Pages après pages, sous la forme d’un journal, relation à l’intime, le chorégraphe propose une suite de variations sur le thème de l’amour et de la nécessité intérieure de la danse, où les pas sont autant de mots adressés à Maurice Béjart. Une chorégraphie fascinante, chronique d’un jour de fête pleine de couleurs et d’arabesques. 

En seconde partie, une œuvre emblématique de Maurice Béjart, le " Boléro " qui a définitivement marqué l'histoire de la danse contemporaine. Plus de 50 ans après sa création, ce ballet fascinant reste un tube planétaire. La musique a été composée en 1928 pour être dansée après une commande de la ballerine russe Ida Rubinstein, qui souhaitait organiser une soirée espagnole, à son ami Maurice Ravel. Dans cette première version chorégraphiée par Bronislava Nijinska, la soeur de Nijinski, une tzigane danse sur une table parmi une foule d'hommes.

Trente ans plus tard, Béjart imagine une version contemporaine de ce ballet dans laquelle une soliste, la Yougoslave Duska Sifnos, répète inlassablement le même balancement sur une grande table rouge. Autour d'elle, une quarantaine de danseurs l'observe avant de la rejoindre. Après cette version créée au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles en janvier 1961, Maurice Béjart confie le rôle central à son danseur fétiche Jorge Donn désormais entouré de femmes, avant de créer une nouvelle version où il est entouré d'homme. Servie par un homme ou une femme, la réelle vedette de cette oeuvre reste la mélodie qui s'envole dans un crescendo captivant. La partition est interprétée en live par l’orchestre symphonique La Passione, placé sous la direction de Paul Dinneweth.

Les 18, 19 et 20 mai à Forest National

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