La grâce et le désastre se déclinent en 12 spectacles aux Brigittines

Time takes the time time takes
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Time takes the time time takes - © Alfred Mauve

Chaque année, le Festival International des Brigittines opère une traversée orientée des formes scéniques contemporaines : langages novateurs, univers insolites, formes singulières et originales s’ouvrant à l’imaginaire.

 

Le Festival rassemble des spectacles qui s’articulent autour d’une idée ou qui se présentent comme des objets de pensée, d’invention ou de partage fantasmatique. Au fil des années, la danse a acquis une importance de plus en plus grande au sein du Festival, très certainement parce que les formes y sont plus libres et davantage créatives. 

Le Festival se donne chaque année un thème qui permet de poser une nouvelle question et d’orienter autrement le regard du spectateur.

 

L’édition 2016 aura pour thème " La grâce et le désastre ", et sera composée de 12 spectacles, dont 8 Premières en Belgique.

 

La grâce : cet indéfinissable état où la beauté, le mouvement, la présence paraissent indissolublement liés. Un élan d’évidence nous la fait reconnaître et il n’est nullement nécessaire d’y voir une intervention divine. La chose est en nous, en l’autre, elle est ce qui nous pousse au partage de saisissements subtils et d’émotions inattendues.

 

Cet état est naturellement fragile. Il s’accompagne de la sensation qu’il peut soudain s’évanouir, qu’il n’est qu’un instant d’exception dans nos vies, dont rien ne peut garantir la pérennité. Et lorsqu’il disparaît, c’est une déception sans nom, un désastre, une chute. La cime côtoie l’abîme.

 

C’est pourtant sur cette ligne de crête, sur ce chemin incertain que l’art se cherche. Toute œuvre peut nous parler et nous toucher, mais quelquefois il arrive qu’elle échappe à son créateur pour atteindre une apesanteur où plus personne ne semble à la manœuvre alors que nous sommes tous là, spectateurs et acteurs, saisis que cela se passe. Et conscients que l’enchantement du moment se nourrit aussi de son inévitable effacement. Mais qu’importe ! Au plus profond de nous, nous aurons été mis en mouvement.