Quoi de neuf sur Netflix ? "American Vandal"

Quoi de neuf sur Netflix ? “American Vandal”
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Quoi de neuf sur Netflix ? “American Vandal” - © Tous droits réservés

La plateforme de streaming américaine a atteint un nouveau palier dans l’innovation des formats et des genres avec American Vandal, sa nouvelle série.

 

Dan Perrault et Tony Yacenda ont imaginé pour Netflix une série de type “mockumentary” : une série ou un film qui est présenté à la manière d’un documentaire mais qui repose sur des éléments fictionnels. C’est d’ailleurs un genre assez déroutant car si l’on n’est pas au courant, il y a facilement de quoi se prendre au jeu et c’est ça qui est assez incroyable, en plus du fait que Netflix fait preuve d’une belle autodérision. 

 

L’histoire est celle de Dylan Maxwell, un adolescent américain un peu idiot qui adore faire des mauvaises farces avec ses copains, boire des smoothies, manger des frites et passer du temps avec sa copine, rien d’original. Mais le jeune homme se retrouve au coeur d’une histoire de vandalisme dans laquelle il est le principal suspect. Des pénis ont été tagués sur 27 voitures de professeurs de son lycée et tous les yeux sont rivés sur lui. Tout accuse Dylan, la principale de son école est contre lui mais l’adolescent clame son innocence. Peter Maldonado, un camarade de Dylan apprenti journaliste débute alors une enquête pour faire surgir la vérité et répondre à cette question primordiale : qui a dessiné les pénis ?

 

Avec American Vandal, Netflix atteint un nouveau stade : celui de l’autodérision. Alors que la plateforme a diffusé des “true crime” séries particulièrement bien ficelées comme The Keepers dernièrement ou Making a Murderer, elle reprend les mêmes codes pour créer cet objet parodique qui s’apparente à un mockumentaire. L’enquête se construit de la même manière, avec un apprenti réalisateur qui explore toutes les pistes possibles et imaginables dans l’espoir de faire ressortir la sacro-sainte vérité et cela marche vraiment très bien puisqu’on n’y croirait presque. Le long de ses huit épisodes, on oscille entre l’amusement, le malaise et l’énervement : les ingrédients d’un essai transformé. American Vandal lance aussi une pique à ses shows américains qui cautionnent la culture du vide et de l’imbécilité comme on peut voir sur MTV avec Jackass par exemple. La série est habile et amène à la réflexion et rien que pour ça, il faut la visionner.

 

 

American Vandal sur Netflix depuis le 15 septembre.