"Une histoire d'amantes, d'amies et de fautrices de troubles" : les femmes en rébellion à la Cinematek

"Une histoire d’amantes, d’amies et de fautrices de troubles" : les femmes en rébellion à la Cinematek
"Une histoire d’amantes, d’amies et de fautrices de troubles" : les femmes en rébellion à la Cinematek - © Tous droits réservés

Du 24 décembre 2019 au 27 février 2020, la Cinémathèque royale de Belgique propose un cycle de 22 films réalisés par des femmes, depuis les années 1930 à nos jours.

Elles sont les grandes oubliées des livres d’Histoire du cinéma. Écartées par les studios, trop souvent ignorées par leurs pairs, et peu récompensées, les réalisatrices font partie des figures que le septième art a effacées (et efface encore), malgré leurs accomplissements. Il faut sortir des sentiers battus pour constater qu’elles furent actives, même dans des systèmes particulièrement hostiles à leur présence. C’est le cas par exemple de Dorothy Arzner, qui a réalisé de nombreux films dans l’Hollywood des années 20 aux années 40. Non contente d’être l’exception dans cet univers masculin, la cinéaste subvertissait les genres et les conventions dans des comédies au regard aiguisé, comme “Dance, girl, dance”.

Ce film, et bien d’autres issus de nationalités et d’époques très diverses, seront au cœur du cycle “Rebel Films” proposé par la Cinematek à partir du 24 décembre. Réalisé en collaboration avec Girls on Film, Elles tournent, Courtisane, Le Club des Femmes et la cinéaste Lizzie Borden, le cycle vise à retracer “de la vie secrète des écoles de filles, celles, publiques des manifestations, des fêtes et de la politique, les évolutions des espaces où se réunissent les femmes”.


À travers une vingtaine de films réalisés par des femmes, depuis les années 1930 à nos jours, le programme est une histoire d’amantes, d’amies et de fautrices de troubles.


Pendant deux mois, l’institution bruxelloise projettera donc une série de films réalisés par des femmes et portant sur des femmes — souvent en rébellion, comme dans le film culte de Lizzie Borden, “Born in flames”. Dans cet ardent faux-documentaire, présenté dans une version restaurée, la cinéaste imagine une Américaine futuriste où les actions d’une armée de libération des femmes bouleverseraient l’ordre établi.

Éclectique, la programmation proposera des œuvres aussi variées que le film d’aventure “Johanna d’Arc of Mongolia”, le long-métrage d’Agnès Varda “L’une chante, l’autre pas” ou le plus récent “Bande de filles”.

 

La programmation complète est disponible à cette adresse.