Les films d'Andreï Tarkovski en libre accès

Andreï Tarkovski en 1983 au Festival de Cannes
Andreï Tarkovski en 1983 au Festival de Cannes - © AFP Photos

Mise à jour 19/03 : Les films ne sont désormais plus accessibles sur YouTube. Ils sont cependant disponibles en dvd et blu-ray, chez Potemkine.

 

Parmi les grands réalisateurs soviétiques, Andreï Tarkovski fait figure de sommité. Décédé en 1986 à l'âge de 54 ans, ce poète et esthète du septième art a laissé derrière lui une courte filmographie, mais qui a influencé des générations de cinéastes. Son approche métaphysique et spirituelle, son audace visuelle et la structure inconventionnelle de ses récits sont quelques-unes des caractéristiques de son cinéma exigeant mais gratifiant. 

Son œuvre est désormais plus accessible que jamais. Mosfilms, le plus vieux et plus grand studio russe, a en effet mis en ligne cinq de ses longs métrages sur YouTube, dans des versions restaurées et sous-titrées. Seuls ses deux derniers films ("Le Sacrifice" et "Nostalghia", produits en-dehors de son pays natal), manquent à ce catalogue remarquable.

 



L'enfance d'Ivan (1962) : Pour son premier long-métrage, récompensé du Lion d'or à la Mostra de Venise, Andreï Tarkovski suit les aventures cruelles d'un jeune garçon éclaireur dans l'armée russe. Les marques de son cinéma y sont déjà : des images d'une puissante beauté, un goût prononcé pour la contemplation et une mise en scène poétique des difficultés de l'existence.

Andreï Roublev (1966) partie I & II : Dans cette biographie d'un peintre d'icônes religieuses, Tarkovski réalise un portrait réaliste mais grandiose de la Russie du XVème siècle, et livre une méditation sur le conflit religieux, le rôle de l'art et la puissance de la nature.

Solaris (1972) partie I & II : Parfois considéré comme le pendant russe de "2001, l'odyssée de l'espace", Solaris n'a pas grand-chose à voir avec le film de Stanley Kubrick. Réflexion sur la nature, le deuil et la mort, ce film de science-fiction fascinant s’apparente plus à un drame psychologique dans l'espace.

Le Miroir (1975) : Portrait en creux de Tarkovski, Le Miroir est peut-être son film le plus hermétique. Suivant une structure éclatée, le cinéaste mêle souvenirs, poèmes, images d'archives et rêveries dans un flux d'images et de sons intimes.

Stalker (1979) : Ce récit indéfinissable suit le parcours de trois hommes (un professeur et un écrivain, mené par un guide) à travers "La Zone", lieu désert envahi par les débris de la civilisation et la végétation, au sein de laquelle se trouverait une pièce censée satisfaire leurs désirs les plus personnels.