La compétition cannoise prend une tournure politique avec le film de Spike Lee

La compétition cannoise prend une tournure politique avec le film de Spike Lee
La compétition cannoise prend une tournure politique avec le film de Spike Lee - © VALERY HACHE - AFP

Au festival de Cannes, la compétition a pris une tournure très politique avec la présentation du nouveau film de Spike Lee. Grand défenseur de la cause noire américaine, son nouveau film BlacKkKlansman nous raconte l'histoire incroyable d'un policier afro-américain qui a réussi à infiltrer le Ku Klux Klan à la fin des années 70. Un portait à charge contre ce mouvement raciste, suprématiste et violent. Un film extrêmement pertinent aujourd'hui plus encore comme nous l'explique Spike Lee qui ne mâche pas ses mots à l'encontre de Donald Trump.

Traduction

On a un type à la maison blanche... Je vais même pas citer son putain de nom... Le mec qui s'appelle le "gardien de la démocratie", c'est de la couillonade ! Les Etats-Unis se sont construits sur le génocide des indiens et l'esclavagisme ! C'est ça le tissus fondateur des Etats-Unis d'Amérique ! 

Et nous, nous attendons de nos leaders qu'ils nous montrent le chemin, qu'ils prennent de grandes décisions morales... Et attention, tout ça, ça ne concerne pas que les USA, ces conneries d'extrême droite c'est partout dans le monde ! On doit se réveiller, on ne peut pas rester silencieux !

Et ce mec à la maison blanche là, il a le code nucléaire  ! J'y pense tous les soirs quand je vais au lit ! Ce film pour moi, c'est comme une alarme, une alerte. Je me contre-fous de ce que pensent les critiques ou les autres en fait : je sais qu'on est du bon côté de l'histoire avec ce film.