47 ans après sa sortie, le film de science-fiction "Solaris" revient dans les salles

47 ans après sa sortie, le film de science-fiction “Solaris” revient dans les salles
47 ans après sa sortie, le film de science-fiction “Solaris” revient dans les salles - © Lumiere

C'est devenu une tendance de plus en plus courante : les classiques du cinéma ressortent dans les salles belges. Cet été, des films aussi variés que "Maurice”, "Cléo de 5 à 7" et "Easy Rider" sont venus ravir les cinéphiles, et à partir de ce mercredi, les amateurs et amatrices du septième art pourront admirer "Solaris", le célèbre film de science-fiction d'Andreï Tarkovski, dans une version restaurée. De quoi faire découvrir le long-métrage à une nouvelle génération?

Cela semble en tout l'ambition de cette “nouvelle version”, dont l'affiche cite "Annihilation", "Interstellar" et "Arrival" parmi les récentes productions à mettre en relation avec “Solaris”. Réalisé en 1972, le film d'Andreï Tarkovski fait en effet partie de ces œuvres qui en ont influencé bien d'autres (y compris le "Solaris" de Steven Soderbergh, adapté du même roman).

S'il est souvent considéré comme la réponse soviétique à "2001, l'odyssée de l'espace", fort de constater que le "Solaris" de Tarkovski n'a pas grand-chose à voir avec le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick. Réflexion sur la nature, le deuil et la mort, ce film de science-fiction fascinant s’apparente plus à un drame psychologique dans l'espace qu'à un voyage épique à travers la galaxie. Métaphysique et poétique, le film défend une vision résolument anti-technologique, lui opposant la nature comme ancre nécessaire à notre humanité.

C'est sur les pas de Kris Kelvin, un psychologue envoyé en mission dans une station spatiale, que "Solaris" nous emmène. Chargé d'enquêter sur de mystérieuses transmissions, le cosmonaute se retrouve confronté à d'étranges phénomènes psychologiques et surnaturels, comme l'apparition de sa défunte ex-femme.

Film d'une grande richesse visuelle, "Solaris" n'est pas le premier long-métrage de Tarkovski à bénéficier d'une restauration en Belgique. L'été dernier c'était "Stalker" qui venait envoûter de son aura mystérieuse les salles belges. De là à voir d'autres films de ce grand réalisateur subir le même traitement
? On ne peut que l'espérer.