Michel Hazanavicius : "Quand on n'a pas les budgets de Pixar ou Disney, il faut être malin !"

Après un Oscar et différents films aux succès divers, et parfois mitigés, Michel Hazanavicius revient avec une fantaisie, "Le prince oublié". Le film est porté par un très bon casting, Omar Sy - bien utilisé, François Damiens en parfait méchant d'opérette, et la jeune Sarah Gaye, pétillante de naturel.

Dans ce nouveau film, Omar Sy incarne Djibi, un père veuf qui élève seul Sofia, sa fille de 11 ans. Véritable papa-poule, Djibi raconte chaque soir une histoire à Sofia, dans laquelle il est un prince héroïque… Jusqu’au jour où sa fille, à l’aube de l’adolescence, n’a plus envie qu’on lui raconte des histoires. Voilà Djibi tout désarçonné : son personnage de prince, auquel il tient tant, se retrouve en plein chômage technique !

Inspiré par un scénario de Bruno Merle, Michel Hazanavicius a vu le parti visuel qu’il pouvait tirer d’une telle histoire, qui mêle deux mondes : celui, réaliste, du quotidien du père et de sa fille et celui, fantasmatique, du prince et de ses ennemis à combattre. L’idée comique du film, c’est de représenter l’univers du conte comme un grand studio de cinéma, avec ses décors, ses figurants et ses rituels. Ainsi, voir Omar Sy passer de prince-vedette à acteur sans emploi est une des trouvailles du film. Mais plus le film avance, plus les références à d’autres grands films sur le passage à l’adolescence se font sentir, "Vice-versa (Inside Out)" et "Toy Story 3" de Pixar en tête. Hazanavicius a l’honnêteté intellectuelle de reconnaître ces influences, comme il l'avoue dans son interview, mais, passé le bon effet de surprise de son film, il ne parvient pas à le nourrir avec assez d’idées neuves pour en maintenir le charme. 

L'interview intégrale de Michel Hazanavicius