Le Cinéma de Bruno Dumont, l'animalité et la grâce

Le Cinéma de Bruno Dumont, l’animalité et la grâce
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Le Cinéma de Bruno Dumont, l’animalité et la grâce - © Slaven Vlasic - AFP

Primé au festival de Cannes pour "L’Humanité" (son second long-métrage) Bruno Dumont inflige une grande claque salvatrice aux spectateurs, au cinéma en général et au cinéma français en particulier.

Depuis son premier film, "La vie de Jésus", jusqu’à "P’tit Quinquin" (série burlesque de 4 x 50 min), en passant par "Twentynine Palms", "Flandres", "Hadewijch", "Hors Satan" et "Camille Claudel 1915", Bruno Dumont n’as de cesse de nous bousculer, de nous forcer à nous interroger sur la "nature humaine", et de nous éblouir.

Comme l’écrit Maryline Alligier :

Le cinéma de Bruno Dumont nous ramène à l’homme "aux commencements", pris dans des zones de turbulences (…) un homme immergé dans le sensible du corps et de l’âme. (…) Ses images, sensorielles, à l’écoute des rumeurs du monde et de l’être, nous ramènent à notre condition précaire et fragile (…) dans laquelle nous espérons nous tenir debout, éblouis au rebord même du noir le plus profond. 

 

Notre invitée, Maryline Alligier, est enseignante en histoire et en cinéma dans le secondaire, et chargée de cours à l'université d'Aix--Marseille 1.

Elle est également l’auteure de divers articles et ouvrages dont :

" Bruno Dumont. L’animalité et la grâce ", 2012, Editions Rouge Profond.

" Œdipe, roi - De Sophocle à Pasolini ", avec Guy Astic, 2015, Editions Rouge Profond.

" La musicalité comme puissance de dévoilement dans le cinéma de Robert Bresson ", Thèse en préparation à l’université d’Aix-Marseille.