Asghar Farhadi reçoit le Grand Prix à Cannes et veut "éveiller les consciences" en Iran

Le cinéaste iranien Asghar Farhadi a appelé samedi à "éveiller les consciences" en Iran en recevant le Grand Prix du Festival de Cannes, le deuxième prix le plus prestigieux après la Palme d’or, ex-aequo avec le Finlandais Juho Kuosmanen.

Le réalisateur a remporté ce prix pour "Un héros", l’histoire d’une rédemption empêchée dans une société iranienne rongée par la méfiance et la manipulation. Après deux expériences internationales – "Le passé" (2013) et Everybody knows" (2018) – qui ont moins convaincu la critique, le cinéaste revient dans son pays et à ses thèmes de prédilection : le recensement des maux qui rendent l’émancipation et le bonheur en société impossibles, avec ce nouveau long-métrage de deux heures.

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A 49 ans, il a déclaré en recevant son prix n’avoir "rien fait d’autre que d’écrire des films et les tourner, malgré tous les obstacles, les difficultés, les pressions, les obstacles qui auraient pu me dissuader". "Je continue d’avoir l’espoir, en suscitant des questionnements, que je pourrai contribuer à améliorer les choses", a-t-il ajouté. "Ce qui peut permettre de sauver mon pays, de l’améliorer, c’est d’éveiller les consciences".

Il est ex aequo avec le Finlandais Juho Kuosmanen, qui a filmé dans "Compartiment No6", la rencontre entre une Finlandaise et un Russe le temps d’un voyage en train entre Moscou et Mourmansk, au nord du cercle polaire.