Les pronostics de Cathy Immelen

Todd Charmont, le réalisateur Laszlo Nemes, Geza Rohrig, la scénariste Clara Royer et Urs Rechn à la projection du film "Le fils de Saul", le film choc de ce 68e festival de Cannes
Todd Charmont, le réalisateur Laszlo Nemes, Geza Rohrig, la scénariste Clara Royer et Urs Rechn à la projection du film "Le fils de Saul", le film choc de ce 68e festival de Cannes - © AFP PHOTO / VALERY HACHE

C'est une tâche bien ardue qui attend le jury du festival de Cannes présidé par les frères Coen tant cette 68ème édition fût sans relief et ponctuée de nombreuses déceptions.

Le petit jeu des pronostics n'a jamais semblé aussi compliqué que cette année car peu de films sortent du lot. Très logiquement, devrait se retrouver au palmarès LE film choc de cette compétition : "Le fils de Saul", un film rude avec des partis pris de mise en scène très forts qui nous plonge au cœur de l'enfer d'Auschwitz. "Mia Madre", un bel hommage à toutes les mamans signé par l'italien Nanni Moretti, ou "Carol", un drame sur l'amour secret entre deux femmes dans le New-York des années 50, la prestation de Cate Blanchett fût unanimement saluée !

Du côté des acteurs, Vincent Lindon est en bonne place avec son incarnation d'un homme qui subit les affres du capitalisme dans "La loi du marché", tout comme l'acteur anglais Tim Roth, parfait dans le rôle d'un infirmier spécialisé dans les soins palliatifs dans "Chronic".

Du côté de la mise en scène, plusieurs films pourraient prétendre à se voir couronnés : le conte fantastique italien avec Vincent Cassel, "Tale of Tales", "MacBeth" avec Marion Cotillard ou encore "The assassin", un film d'arts martiaux somptueux. On verrait également bien "Deephan" de Jacques Audiard, drame sur l'intégration d'une famille de réfugiés tamouls remporter le prix du meilleur scénario ou "The Lobster", un film grec totalement déjanté.

Mais, encore plus cette année que les précédentes, il faut s'attendre à un palmarès surprenant pour un cru 2015 en demi-teinte.

 

Cathy Immelen