"Waves '98" : dans les fissures de Beyrouth

Ely Dagher a reçu la Palme d’Or à Cannes en 2015 avec son court métrage déclaration d’amour à sa ville Beyrouth, malgré les difficultés d’après-guerre.

 

En 1998, la capitale libanaise est pleine d’espoir. Huit années après la guerre civile, elle tente de se reconstruire avec ses habitants et sa jeunesse en colmatant les blessures et les fissures. Mais une décennie plus tard, l’optimisme semble être retombé et les problèmes urbains se multiplient, la mauvaise santé des bâtiments et l’instabilité constante rongent Beyrouth. C’est dans ce contexte que le cinéaste Ely Dagher a grandi, oscillant entre l’irrémédiable lassitude et l’amour profond qu’il porte à sa ville. Aux informations, c’est toujours le même son de cloche et les mêmes histoires déprimantes encore et encore.

 

Le court métrage Waves 98” explore l’état d’esprit sombre et pessimiste d’une époque, à l’aide d’une technique d’animation particulièrement belle mêlant dessin pur et de la photographie, amenant une profondeur subtile et des touches réalistes. Ely Dagher offre un hommage poignant à sa ville, qu’il a tant détesté et qu’il aime tant.

 

Le court métrage présenté en Staff Pick Premiere sur Vimeo a reçu la Palme d’Or à Cannes en 2015.