Vague de films belges dans les festivals canadiens de l'été

Lucas Belvaux
Lucas Belvaux - © MARTIAL TREZZINI - BELGAIMAGE

Plusieurs films belges francophones sont programmés au Festival de Toronto (Toronto International Film Festival, TIFF), qui aura lieu du 4 au 14 septembre prochains, annonce mardi le Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Quelques productions belges seront par ailleurs également présentées au Festival des films du Monde de Montréal, qui se tient du 21 août au 1er septembre.

"Quatre films de Wallonie-Bruxelles" seront projetés cette année au prestigieux Festival de Toronto, indique le Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel. "Tokyo fiancée", le nouveau Stefan Liberski, est notamment au programme des spectateurs canadiens. Ce film est basé sur le livre d'Amélie Nothomb "Ni d'Eve ni d'Adam", une oeuvre qui reprend sous un autre angle l'histoire de "Stupeurs et Tremblements". Ce troisième long métrage de cinéma du Bruxellois, après "Bunker Paradise" et "Baby Balloon", ne réservera donc pas sa "première mondiale" au gala d'ouverture du 29e FIFF de Namur, en octobre prochain, comme annoncé fin juillet par les organisateurs de l'événement.

Dans la même section du "Cinéma du Monde contemporain", "Pas son genre" sera aussi projeté à Toronto. Intitulé "Not My Type" pour les cinéphiles anglophones, l'œuvre de Lucas Belvaux est sortie dans les salles belges en mai dernier, poussée par des critiques généralement très positives. Le film fera au Canada sa première outre-Atlantique, selon le Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel. Emmené par Emilie Dequenne, il a déjà remporté plusieurs sélections et prix dans des festivals de moindre renommée, comme le Festival du Film Romantique de Cabourg.

"Deux jours, une nuit", des frères Dardenne sera projeté dans le cadre des "Special Presentations", censées se faire l'écho d'oeuvres de cinéastes de classe mondiale ou présenter des premières de haut vol. Dans ces mêmes "Special Presentations", un autre Belge a d'ailleurs l'honneur de figurer: Michaël R. Roskam. Son film "The Drop", produit aux Etats-Unis et tourné avec un casting international comprenant le Belge Matthias Schoenaerts mais aussi Noomi Rapace et James Gandolfini, y fera sa première mondiale.

"Alleluia", de Fabrice du Welz, sera également de la partie à Toronto. Côté flamand, "Waste Land", de Pieter Van Hees, et "Welp", de Jonas Govaerts, complètent une délégation filmique belge plus que solide, encore agrémentée d'une présence dans différentes co-productions.

"Waste Land", avec Jeremie Renier, est programmé dans la section "Vanguard", une vitrine pour les films les plus osés et provocateurs. "Welp", sous le titre de "Cub" a quant à lui les honneurs de la catégorie "Midnight Madness", dédiée au meilleur de l'horreur, de l'action et du fantasy. Les deux films sont présentés en première mondiale à Toronto.

Il ne sera pas représenté à Toronto mais bien à Montréal: le Liégeois Bernard Bellefroid, dont le deuxième film de fiction, "Melody", aborde le thème des mères porteuses. Produite en partie par Artémis Production, l'oeuvre sera projetée au Festival des films du Monde de Montréal dans la "Compétition mondiale" des longs métrages, la catégorie principale.

Toujours en "Compétition mondiale" mais dans la catégorie des courts métrages, figure également "Bad Hunter" de Sahim Omar Kalifa. Ce dernier avait déjà épaté la critique avec "Baghdad Messi" et remet le couvert dans "Bad Hunter", avec toujours un jeune garçon comme personnage principal.

"L'Année prochaine" de Vania Leturcq, de production franco-belge, participera à la compétition des premières oeuvres. "L'Être venu d'ailleurs" de Guy Bordin et Renaud De Putter, "12 minutes sur la paix", "Forêt" (Samuel Feller), "Cadet" (Kevin Meul), "Taxistop" (Marie Enthoven), "De behandeling" (Hans Herbots) et "Tous les chats sont gris" (Savina Dellicour) seront autant de petits bouts de Belgique dans les sections annexes du festival montréalais.


Belga

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