Un vent estonien soufflera sur la 37e édition du Festival du film d'animation Anima

Manivald - dans le cadre d'Estonian Dreams - Blue Love, les 10 et 11 février
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Manivald - dans le cadre d'Estonian Dreams - Blue Love, les 10 et 11 février - © Chintis Lundgren Animation Studio

La 37e édition d'Anima s'ouvrira vendredi à Bruxelles avec la projection du film "The breadwinner" ("Parvana, une enfance en Afghanistan") de l'Irlandaise Nora Twomey. Cette année, plus de 300 courts et longs métrages ont été retenus par les sélectionneurs du festival bruxellois du film d'animation. L'événement, qui mettra à l'honneur l'Estonie, se déroulera dans la capitale jusqu'au 18 février, avec des décentralisations à Charleroi, Liège, Mons, Ath, Namur, Anvers, Gand, Louvain et Genk.

Au total, 325 réalisations issues de 42 pays ont été sélectionnées parmi les 1.659 films visionnés. Un grand nombre d'entre elles seront présentées dans les compétitions nationale et internationale.

"The breadwinner", qui a bénéficié du soutien d'Angelina Jolie comme productrice et comme intervenante sur le scénario, ouvrira le festival. Le long métrage, qui offre une plongée au coeur de l'Afghanistan, suit le parcours de la jeune Parvana déterminée à sauver son père, aux mains des talibans.

"L'averse" du Sud-Coréen Jae-Hun Ahn clôturera de son côté Anima. Développé à partir de la nouvelle du même nom, considérée comme l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature coréenne, le film raconte un amour d'adolescence naissant.

Tout au long du festival, une attention particulière sera accordée à l'Estonie dans le cadre du centenaire de son indépendance. Anima accueillera ainsi notamment une rétrospective spécifique "illustrant l'abondante créativité d'un tout petit pays qui a développé un grand savoir-faire" dans le domaine de l'animation, annoncent les organisateurs, pointant notamment les oeuvres de Priit Pärn, pointure estonienne.

En parallèle aux séances de courts et longs métrages, un large panel de conférences se dérouleront dans le cadre des journées professionnelles Futuranima. Le réalisateur néerlandais Michael Dudok de Wit ("Tortue rouge") animera notamment une master class autour de la créativité intuitive. Le Français Michel Ocelot, à l'origine de "Kirikou", présentera quant à lui son futur long métrage "Dilili à Paris".

L'oeuvre du Belge Picha sera par ailleurs mise à l'honneur à l'occasion des 50 ans de l'aide à la création cinématographique en Fédération Wallonie-Bruxelles. Des focus seront en outre consacrés à la Canadienne Janet Perlman et au Français d'adoption Peter Földes.

Une première exceptionnelle du documentaire de Fabrice du Welz consacré au cinéma de Vincent Patar et Stéphane Aubier figure aussi au programme, de même qu'une exposition en rapport avec le long métrage "Loving Vincent".

D'autres animations (concerts, ateliers, stage) sont également annoncés.