"Tu veux ou tu veux pas": la première fois de Sophie Marceau et Patrick Bruel au cinéma

Avec Sylvie Vartan dans le rôle de la mère de Patrick Bruel qui incarne un sexothérapeute, le film réunit aussi Philippe Lellouche, Patrick Braoudé et François Morel dans le rôle du meilleur ami et confident.

"Sex addict" repenti, Lambert (Patrick Bruel) tente de se racheter une conduite en devenant conseiller conjugal. Abstinent depuis onze mois et trois semaines, la situation se complique lorsqu'il recrute une assistante, la séduisante Judith (Sophie Marceau), dont la sexualité débridée va très vite mettre ses résolutions à rude épreuve à moins d'une semaine de la fin du sevrage qu'il s'est imposé: pas de sexe pendant une année.

"Au départ, j'ai eu l'idée pour un projet de série TV de m'intéresser aux handicapés des sentiments, hommes et femmes, qui ont de multiples rencontres en refusant par-dessus tout de s'attacher", explique à l'AFP Tonie Marshall.

"La série n'a pu se monter et j'ai décidé finalement d'en faire un film. Les handicapés des sentiments sont terrorisés par l'idée d'appartenir à quelqu'un et encore plus de s'engager dans une relation longue. Lambert est abstinent et rencontre Judith, une fille en roue libre qui pratique le sexe en se donnant pleinement, sans voir plus loin que le plaisir immédiat", raconte Tonie Marshall.

"La société est plus puritaine"

"Lambert se refuse à Judith, qui est une beauté à tomber par terre. Forcément, la séductrice qu'elle est se retrouve confrontée à un grand questionnement", ajoute la cinéaste, dont l'oeuvre est très inspirée par les relations hommes/femmes. Jamais Sophie Marceau, qui s'est visiblement amusée avec ce rôle inattendu, n'avait été filmée de façon aussi sexy.

Patrick Bruel, qui a été le premier à lire le scénario, a aussitôt pensé à Sophie Marceau. "J'étais persuadé qu'elle n'accepterait pas. Elle a adoré le rôle et m'a donné son accord en moins de 24h. Sophie et Patrick sont adorés par le public. Les voir réunis à l'écran est émouvant", dit Tonie Marshall.

"Je suis très admirative des couples qui durent. Ils s'engueulent, n'ont plus envie forcément de coucher ensemble mais ils restent ensemble et c'est touchant", estime Tonie Marshall. "De nos jours, le zapping amoureux n'est pas seulement sexuel, il concerne tous les registres. Avec la célébration de l'ego et du narcissisme, nous sommes passés du +nous+ au +moi, moi, moi+. C'est bouleversant", estime la réalisatrice.

"Ce qui est étonnant, c'est que la société est pourtant plus puritaine. Je suis d'une génération où les femmes avaient le droit de tout faire. Aujourd'hui, la société va vers un plus grand conformisme, en se rattachant à ses institutions. On a vécu des périodes plus intéressantes!", constate la réalisatrice.

Tonie Marshall pense déjà à son prochain long métrage: "J'aborderai la difficulté des femmes à accéder au pouvoir, dans la politique, l'industrie, la finance. La France est particulièrement sclérosée sur ce sujet. Je vais essayer d'aborder cette problématique sans ennuyer".

 

AFP Relax News