Time Warner: bons résultats annuels malgré les mauvais chiffres des studios

Time Warner: bons résultats annuels malgré les mauvais chiffres des studios
Time Warner: bons résultats annuels malgré les mauvais chiffres des studios - © STAN HONDA - BELGAIMAGE

Le groupe de médias américain Time Warner a vu ses performances plombées au quatrième trimestre par ses studios de cinéma Warner Bros, mais il a quand même réussi à améliorer ses résultats sur l'ensemble de l'année 2014.

Le groupe a publié mercredi un bénéfice net annuel en hausse de 3,7% à 3,8 milliards de dollars pour l'an dernier. Au quatrième trimestre, il plonge en revanche de 27% à 718 millions de dollars.

Le chiffre d'affaires enregistre lui aussi une progression sur l'ensemble de l'année (+3% à 27,26 milliards) mais recule de 1% sur les trois derniers mois (à 7,53 milliards).

Les studios ont été le maillon faible au quatrième trimestre: leurs revenus ont baissé de 5% à 3,8 milliards de dollars, et leur bénéfice d'exploitation de 44% à 319 millions.

Outre des bonnes performances de plusieurs films en salles et en ventes de vidéo à domicile l'année précédente qui n'ont pas pu être égalées en 2014, le résultat d'exploitation des studios a été amputé de 119 millions de dollars de charges de restructuration.

Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires des studios progresse de 2% à 12,5 milliards, mais leur bénéfice reste en recul de 12% à 1,2 milliards.

Les performances sont un peu meilleures dans la télévision. La chaîne à péage HBO a augmenté son chiffre d'affaires annuel de 10% à 5,4 milliards de dollars, avec une hausse de 8% des revenus tirés des abonnements mais surtout un bond de 24% des recettes liées aux droits de retransmission et aux ventes en vidéo à la demande de ses programmes originaux, comme "Game of Thrones".

La division Turner, qui rassemble les autres chaînes du groupe, dont CNN, affiche pour sa part des revenus annuels en hausse de 4% à 10,4 milliards de dollars, mais son bénéfice d'exploitation a reculé de 15% à 3 milliards de dollars. Là encore, le groupe évoque des coûts de programmation en hausse (+19%) et des charges de restructuration.


Belga