"The House That Jack Built", dernier film de Lars von Trier avant sa retraite?

Alors que Lars von Trier a entamé cette semaine le tournage de son nouveau long métrage, le cinéaste a annoncé lors d'une conférence de presse songer à la retraite. Trop anxieux sur le plateau, le Danois envisagerait d'arrêter sa carrière de réalisateur une fois "The House That Jack Built" terminé. "Je suis tellement angoissé. Je pense que je deviens trop vieux pour ça. Je ne pense pas pouvoir faire d'autres films après celui-ci", s'est-il expliqué.

En tournage en Suède et au Danemark, son prochain long métrage suivra pendant douze ans un tueur en série à Washington, dans les années 70 et 80. Incarné par l'Américain Matt Dillon, Jack se présentera comme un homme très intelligent mais qui prend de plus en plus de risques pour accomplir le crime parfait. Uma Thurman, déjà dirigée par Lars von Trier dans "Nymphomaniac", Riley Keough ("Mad Max : Fury Road") et le Suisse Bruno Ganz participent également au film.

Retour au Festival de Cannes en 2018?

Plus surprenant, Lars von Trier laisse entendre que "The House that Jack Built" pourrait être projeté l'année prochaine dans un grand festival mondial, comme celui de Cannes. "J'ai parlé à des gens que je connais à Cannes et... Ouais, peut-être."

Pourtant, depuis sa fameuse conférence de presse cannoise pour la présentation de "Melancholia" en 2011, le réalisateur danois est devenu persona non grata dans le milieu du 7e art. Connu pour ses provocations, Lars von Trier avait expliqué son "empathie pour Hitler" et son goût pour l'esthétisme nazi. Malgré des excuses publiques dès le lendemain, le cinéaste n'est pas parvenu à se dépêtrer de cette polémique et s'est vu "chassé" du Festival.

L'histoire d'amour entre le Danois et la Croisette avait pourtant bien démarré. Depuis ses débuts dans les années 80, le cinéaste européen a été sélectionné à neuf reprises à Cannes et a même remporté une Palme d'Or en 2000 avec "Dancer in the Dark". Il a par ailleurs fait gagner à trois de ses actrices le Prix d'interprétation féminine: la chanteuse Björk pour "Dancer in the Dark", l'Américaine Kirsten Dunst dans "Melancholia" et la Française Charlotte Gainsbourg dans "Antichrist".