Rencontre avec Jayro Bustamante pour "La Llorona", seuls les coupables l'entendent pleurer

Jayro Bustamante
Jayro Bustamante - © Heidi Vermander

"La Llorona", est le troisième film du scénariste, producteur et réalisateur guatémaltèque Jayro Bustamante.

Avec l’aide de Rigoberta Menchu, prix Nobel de la Paix en 1992, il s’est penché sur le procès d’un général génocidaire. Génocide qui a fait 250.000 morts au Guatémala, durant la guerre civile entre 1960 et 1996. Sa condamnation est prononcée, mais quelques jours plus tard, le jugement est cassé et le général rentre chez lui, avec sa famille.

La Llorona est une pleureuse que seules les coupables peuvent entendre. Il s’agit d’une légende en Amérique latine qui raconte l’histoire d’une femme dont le mari est parti, qui a noyé ses enfants et qui est condamnée à pleurer pour l’éternité. L’eau est un élément important du film, et le réalisateur veut raconter un pays qui est fatigué de pleurer ses enfants morts ou disparus. La Llorona dans le film n’a tué personne, c’est une justicière, Alma, qui revient, pour terroriser le général, dans sa maison maudite. Les murs tremblent de la voix de la pleureuse, et le film prend sa dimension fantastique, indissociable de l'horreur de cette période de l'histoire...

L'interview de Jayro Bustamante

la bande-annonce