Rachel Weisz, troublante et mystérieuse "Cousine Rachel" à l'écran

Rachel Weisz
Rachel Weisz - © BERTRAND LANGLOIS - AFP

Une veuve d'une grande beauté sème le trouble dans la campagne anglaise du XIXe siècle et dans l'esprit d'un jeune homme influençable.

Une histoire est portée par l'actrice Rachel Weisz, impressionnante dans le rôle de la "Cousine Rachel".

Le film est une nouvelle adaptation du roman de Daphné du Maurier, déjà porté à l'écran en 1952 avec Olivia de Havilland dans le rôle-titre, un an après sa parution.

Peu porté sur la dimension historique malgré un souci de reconstitution, le réalisateur Roger Michell ("Coup de foudre à Notting Hill") a décidé de privilégier l'ambiguïté des rapports humains et le portrait d'une femme sentant le soufre.

"Daphné du Maurier était un écrivain si populaire qu'elle avait mauvaise réputation", souligne le cinéaste, finalement surpris de "la gravité" qui imprègne ses romans.

Dans "Ma cousine Rachel", Philip, un jeune homme, apprend que son cousin, plus âgé, s'est subitement marié avec une femme en Italie, la fameuse Rachel. Alors qu'il tente de digérer la nouvelle, il apprend que son parent est brutalement décédé dans des conditions mystérieuses.

Quand Philip rencontre la veuve éplorée en chair et en os, ses réticences tombent. Jusqu'au jour où il tombe lui aussi gravement malade.

Histoire de manipulation ? Portrait d'une empoisonneuse ? Récit d'une hallucination ? De facture classique, le film joue sur l'ambiguïté, sans répondre aux questions, s'appuyant sur la prestation de Rachel Weisz. Derrière un visage sans âge et un sourire aussi mystérieux que celui de La Joconde, elle relève la prestation un brin fade de son partenaire, Sam Claflin.

Rachel est "une héroïne post-freudienne, un personnage moderne et très sexuel que personne ne peut posséder", explique le réalisateur, qui a découvert le roman il y a trois ans et lui trouve des résonances très contemporaines.

"Il y a quelque chose à voir avec la déception et le fait que les gens ont du mal à se faire confiance", explique le réalisateur, qui a beaucoup exploré la mécanique du couple (notamment dans "Un week-end à Paris" avec deux partenaires revenant à Paris trente ans ans après leur lune de miel).

"Cousine Rachel" sortira en Belgique dans le courant de l'année 2017.