"Quand j'ai remplacé Camille" : les eaux troubles du deuil

Une jeune nageuse prend la place d’une relayeuse décédée quelques temps auparavant. 

 

Laure est une jeune femme travailleuse et dévouée. Elle remplace Camille au sein du relais de natation lors d’un championnat mais lors des entraînements, les autres nageuses ne la trouvent pas au niveau. Les reproches pleuvent et Laure a de plus en plus de pression. Elle va jusqu’à enchaîner des longueurs la nuit mais le fantôme de Camille la hante. La jeune athlète est morte peu de temps avant la compétition et Laure porte le fardeau de sa disparition. Le jour du championnat arrive et Laure donne tout ce qu’elle a, pour prouver sa valeur et rendre hommage à la disparue.

 

Ce court métrage sorti tout droit des Gobelins est signé par le trio Rémy Clarke, Leïla Courtillon et Nicolas Otaño. Les couleurs pastels dans les tons bleus et vert d’eau n’est pas sans rappeler l’ambiance de la bande dessinée “Le goût du chlore” de Bastien Vivès. Tout comme la BD, le court retranscrit à merveille cette ambiance aquatique et carrelée si particulière aux piscines. La tension prend forme humaine avec ce fantôme dans l’esprit de Laure et finit par la quitter, comme une libération. Une jolie réalisation pleine d’intensité qui aurait bien pu faire l’objet d’un plus long métrage.