Projection à Bruxelles d'un film sur Ilan Halimi contre la résurgence de l'antisémitisme

C'est l'acte terroriste commis au Musée juif de Belgique le 24 mai dernier qui a motivé le réalisateur Alexandre Arcady à diffuser à Bruxelles son film sur l'agonie du jeune Juif Ilan Halimi, séquestré en 2006 par un gang en région parisienne. "Je voulais qu'on lie la mémoire de cette première victime de l'antisémitisme à cet acte odieux à Bruxelles, qui avait lui-même suivi celui de Mohammed Merah en France. C'est une espèce de chaînon qui se perpétue. (...) Ce côté 'n'appelons pas un acte antisémite par son nom' car cela risque de provoquer, cette faculté du non-dit m'a beaucoup interpellé. C'est contre cela que je m'insurge. Le film n'a pas eu de distributeur en Belgique pour ces mêmes raisons."

Il prévient la nouvelle génération "du risque d'être pollué par des idées nauséabondes, au prétexte d'amalgames avec un conflit qui n'est pas sur le sol européen. Le sinistre Dieudonné et sa clique font partie de cette espèce de rouage de désinformation et de pollution mentale."

Joël Rubinfeld, président de la LBCA, dénonce l'urgence d'agir contre la résurgence de l'antisémitisme, qui se nourrit aujourd'hui de l'antisionisme, cette haine envers la politique d'Israël qui fait de l'ensemble des Juifs des "nouveaux collabos".

Beate Klarsfeld, militante anti-nazie, appelle les jeunes à se révolter. "Ce sont des islamistes qui reviennent de la Syrie et tuent aveuglément et cruellement des Juifs en France ou en Belgique. Il est difficile d'enrayer des individus isolés qui n'agissent pas sous l'ordre d'un Etat."

 


Belga