"Pentagon Papers" et "Ready Player One", le grand écart de Spielberg en 2018

"Pentagon Papers" et "Ready Player One", le grand écart de Spielberg en 2018
"Pentagon Papers" et "Ready Player One", le grand écart de Spielberg en 2018 - © DANIEL LEAL-OLIVAS - AFP

Le pionnier hollywoodien du blockbuster revient cette année avec non pas un mais deux films. Après "Pentagon Papers", à l'affiche ce mercredi 24 janvier, sortira dans deux mois "Ready Player One", qui marquera son grand retour à la science-fiction.

Steven Spielberg nous avait déjà habitués à un tel grand écart. En 1993, le réalisateur dévoilait au cours de l'été "Jurassic Park", blockbuster devenu le plus gros succès de l'histoire jusqu'à la sortie d'un certain "Titanic" quatre ans plus tard. En décembre de cette même année, il sortait son chef-d'oeuvre "La Liste de Schindler", récompensé par sept Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur, quelques mois plus tard.

Au fond, Steven Spielberg a toujours été le "Dr. Jekyll et Mr. Hyde" du cinéma, capable de films sérieux, engagés et pertinents et d'autres plus grand spectacle et grand public. Mais pour certains, l'alternance commençait à se raréfier depuis le début de la décennie et la sortie de "Cheval de guerre". Après ce drame, le cinéaste a enchaîné sur un biopic historique "Lincoln" puis sur un autre appât à Oscars "Le Pont des espions". Un sentiment amplifié en outre par l'échec de son film d'animation "Le Bon gros géant" en 2016.

En 2018, l'ensemble de ses fans devraient donc être satisfaits. Ce mercredi 24 janvier sort en salles "Pentagon Papers", hommage aux journalistes d'investigation du Washington Post qui ont révélé aux débuts des années 70 les mensonges de l'administration américaine sur la guerre du Vietnam. Cette ode, qui fait écho à la situation actuelle aux Etats-Unis, a reçu mardi dernier son invitation officielle à la 90e cérémonie des Oscars, où elle concourra dans deux catégories, celle du meilleur film et celle de la meilleure actrice grâce à la performance de Meryl Streep.

Ceux qui préfèrent la facette "Mr. Blockbuster" de Spielberg attendront le 28 mars (sortie belge) pour découvrir "Ready Player One", film plus léger qui se confrontera malgré tout à un sujet d'actualité: la réalité virtuelle. Pour son grand retour à la science-fiction, genre qu'il n'a pas exploré depuis "La Guerre des mondes" en 2005, le boss du divertissement a adapté le roman d'Ernest Cline paru en 2011, véritable hymne à la culture geek des années 80. Cette fois-ci, il sera question d'une planète chaotique sans ressources et d'un adolescent orphelin, Wade Watts, qui préfère se réfugier dans un monde virtuel, l'OASIS, pour échapper à son sinistre présent. A sa mort, le créateur de cet univers parallèle décide de léguer son immense fortune à celui qui dénichera les trois clés cachées dans l'OASIS. Wade se lance alors dans cette chasse au trésor virtuelle.