Ouverture du Festival du film d'Angoulême, présidé par Jean-Hugues Anglade

Jean-Hugues Anglade
Jean-Hugues Anglade - © LOIC VENANCE - AFP

Le Festival du film francophone d'Angoulême, présidé par Jean-Hugues Anglade, à l'origine d'une polémique sur l'attaque déjouée du Thalys, a débuté mardi soir avec la projection de "Belles familles" du cinéaste octogénaire Jean-Paul Rappeneau, douze ans après son dernier long métrage.

La 8e édition du festival, qui donne un avant-goût de la rentrée cinéma, a été ouverte par ses délégués généraux, l'ex-agent de stars Dominique Besnehard et la productrice Marie-France Brière, lors d'une cérémonie en présence de nombreuses personnalités du cinéma francophone.

"Je suis très heureux d'être le président de ce huitième festival", a déclaré l'acteur Jean-Hugues Anglade, à la tête du jury cette année, entouré des actrices Marie Gillain, Irène Jacob et Carole Laure et du rappeur Orelsan.

"On essaiera de faire notre travail le mieux possible", a poursuivi le comédien de "37°2 le matin", la main droite recouverte d'un épais bandage, accueilli dans la salle par une ovation debout.

Jean-Hugues Anglade a été au coeur de l'actualité ce week-end pour avoir été l'un des passagers piégés dans le train Amsterdam-Paris avec l'agresseur armé.

Il a ensuite accusé des membres du personnel du train de s'être enfermés dans la voiture motrice et d'avoir abandonné les passagers, une version qu'il a maintenue après avoir rencontré les dirigeants de Thalys et de la SNCF.

L'acteur de 60 ans a déclaré à l'AFP se sentir à Angoulême "à la place qui est la (s)ienne, à savoir celle d'un acteur".

Après la cérémonie d'ouverture, le Festival a commencé par une projection en avant-première du nouveau film de Jean-Paul Rappeneau, "Belles Familles", à la distribution prestigieuse: Mathieu Amalric, Marine Vacth, Gilles Lellouche, Nicole Garcia, Karin Viard, Guillaume de Tonquédec ou encore André Dussollier.

Manifestation à l'importance croissante, le Festival du film francophone d'Angoulême, qui rend cette année un hommage au cinéma belge, avait attiré 25.000 spectateurs en 2014.

Parmi les dix aspirants aux "Valois d'or" du palmarès, figurent "Je ne suis pas un salaud" d'Emmanuel Finkiel avec Nicolas Duvauchelle et Mélanie Thierry, "La vie en grand" de Mathieu Vadepied ou "Much loved" du Marocain Nabil Ayouch, film sur la prostitution qui a été interdit au Maroc.


Belga