On pense (panse) le monde : "Rêver sous le capitalisme"

On pense (panse) le monde : “Rêver sous le capitalisme”
On pense (panse) le monde : “Rêver sous le capitalisme” - © Tous droits réservés

Une projection-débat sur les thèmes du burn-out et des ressources humaines en présence de Sophie Bruneau, le 6 février.

 

Le projet dont c’est la troisième édition mélange la projection documentaire, le débat et le dialogue. En effet le but est de proposer un film à voir qui fait réfléchir sur le monde d’aujourd’hui avant d’en débattre avec le public, les réalisateurs et des spécialistes. Pour cette édition qui se déroulera comme les précédentes à l’Escale du Nord, le Centre Culturel d’Anderlecht, le documentaire à l’honneur : “Rêver sous le capitalisme” de Sophie Bruneau.

 

La réalisatrice sera présente pour une rencontre aux côtés de Felipe Van Keirsbilck, le secrétaire général de la CNE (CSC).

 

Elle est anthropologue de formation, un indice important dans sa façon de faire du documentaire. Sophie Bruneau, française installée en Belgique, s’est mise à la réalisation dans les années 90. Remarquée avec Arbres, Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés ou encore Terre d’usage, la réalisatrice revenait il y a quelques mois avec Rêver sous le capitalisme. Comme à son habitude, Sophie Bruneau aborde le sujet du travail sous un prisme étonnant : le rêve.

 

A travers les souvenirs de rêve de 12 personnes, la réalisatrice construit un plaidoyer contre le capitalisme et la dictature du travail de nos sociétés contemporaines. Ces hommes et ces femmes évoquent la manière dont ils perçoivent leur travail dans leur inconscient, comment leurs supérieurs hiérarchiques et leurs collègues transparaissent dans leurs songes, comment leur tâche est matérialisée… Sophie Bruneau dresse un parallèle étonnant entre la souffrance au travail et le rêve. Quand elles racontent, ces personnes prennent conscience du problème, de la pression qu’elles subissent à travers des rêves sombres et angoissés. Poétique et politique, ce documentaire enchaîne les instants de prises de conscience et d’absurde propres aux rêves. Les doux songeurs se rendent compte que la pression dans leur travail s’immisce jusque sur leur oreiller, espace de l’intime par excellence. Ils révèlent alors les coulisses de la vision nocturne du système néolibéral et de ses violences.

 

Le débat qui suivra la projection évoquera les nouvelles formes de management, la marchandisation du monde et la prise en compte ou non du burn-out par les pouvoirs publics. Quelle différence entre le service public et le privé ? Peut-on parler de forme d’esclavagisme moderne ? Autant de questions importantes à poser.

Informations pratiques

On pense (panse) le monde : “Rêver sous le capitalisme”

Le 6 février 2019 à 19h

A Escale Nord (rue du Chapelain 3-7 - 1070 Bruxelles)

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