"Need for Speed 2" vient grossir les rangs des coproductions chinoises

Les studios ont annoncé cette semaine que la superproduction allait connaître une suite, qui devrait être tournée sur les routes de l’Empire du Milieu, avec de nouveaux talents aussi recrutés en Chine.

Cette annonce s’inscrit dans une tendance actuelle : l'intérêt des studios américains pour les marchés extérieurs, notamment chinois.

Depuis "Transformers: l’âge de l’extinction", le regard posé sur la coopération avec les maisons de production chinoises a radicalement changé.

Le quatrième opus de la série de films signée Michael Bay affichait un budget plus serré que les deux précédents, ce qui ne l’a pas empêché d’enregistrer de meilleurs résultats au box-office. China Movie Channel et Jiaflix Enterprise, qui avaient coproduit le film dans lequel figuraient Li Bingbing et Han Geng, sans oublier Mark Wahlberg, Nicola Peltz, Stanley Tucci, sont également adossés à "Need for Speed 2".

Une bonne partie du tournage de "Transformers" s’était déroulée à Hong Kong et en Chine continentale, pour offrir une bonne dose d’action à la sauce locale au public chinois, qui a même eu droit à une version alternative du film avec des scènes exclusives.

"Mission Impossible III" figure aussi parmi les grandes coproductions sino-américaines avec China Film Co-Production Corp et China Film Group. Une partie de l’intrigue se déroulait par ailleurs à Shanghai.

Mais les Français ne sont pas en reste. Avec "Le Dernier loup", le réalisateur Jean-Jacques Annaud a décidé de travailler avec China Film Group. Son film s’inspire directement d’un roman paru en 2004 relatant la vie de l’auteur chinois Lu Jiamin. Le Français a surtout tourné en Mongolie mais quelques scènes ont aussi été filmées à Pékin. Sa sortie combinée en février dernier en Chine, à Hong Kong, en France et en Belgique lui a permis d’engranger la coquette somme de 109m$ pour un budget de départ de 40m$.