"Moi et Kaminski" peint les aspérités du milieu artistique

“Moi et Kaminski” peint les aspérités du milieu artistique
“Moi et Kaminski” peint les aspérités du milieu artistique - © Gordon Timpen

Plus que trois jours pour visionner le dernier film du réalisateur Wolfgang Becker, qui glisse une subtile critique du monde de l’art et de la critique. Il s’agit d’une adaptation du livre de Daniel Kehlmann.

 

Le grand artiste Manuel Kaminski a acquis une renommée internationale grâce à un handicap très gênant dans son métier, il est le premier peintre malvoyant. Après des années de gloire, celui qui avait pour mentor Matisse est retombé quelque peu dans l’anonymat, aucune biographie n’est jamais parue sur lui. Un jeune critique d’art aux dents longues, Sebastian Zöllner, incarné par Daniel Brühl, voit dans ce destin une opportunité pour lui. Persuadé que Kaminski est sur le déclin, il propose à son patron d’écrire cette biographie inédite qui paraîtra à la mort de l’artiste.  Le critique d’art va alors entreprendre le travail auprès de l’artiste retiré dans un petit village bavarois. Sebastian va vite se montrer irrespectueux et insupportable, mais il se fera aussi bien mener en bateau par Manuel Kandinski, beaucoup moins à l’article de la mort que prévu.

 

“Moi et Kaminski” est une critique de l’affabilité présente dans le monde artistique. Le jeune critique d’art ne respecte rien, pas même l’artiste qu’a été Kaminski. Pour lui seul l’argent est important et il semble avoir intégrer le milieu dans ce but unique. On se doute qu’il n’est pas un cas isolé et que l’art est un produit de consommation comme un autre. On déplorera un côté un peu série télévisuelle allemande et le doublage français qui enlève beaucoup de cachet. Le film de Wolfgang Becker, réalisateur de Good Bye, Lenin! avec Daniel Brühl également est disponible encore trois jours sur Arte.